Lundi 23 Septembre, 2019

Insécurité: des syndicalistes envisagent une plainte contre l’Etat

Pour clôturer une marche pacifique contre l'insécurité prévue ce vendredi, des syndicalistes comptent se rendre devant le palais de justice où ils envisagent de déposer une plaine contre l’Etat haïtien, trop passif devant ce phénomène dans le pays.

Village de Dieu, Martissant, Fontamara… ces quartiers situés à la périphérie sud de Port-au-Prince sont sous le contrôle des gangs armés. Les membres de la population qui passent par ces zones ou y vont peuvent s’attendre à tout. Outre les morts et les blessés par balles, il s'y produit quotidiennement des détournements des camions de marchandises.

Ainsi, des responsables d’organisations syndicales dont celles du secteur du transport élèvent la voix pour dénoncer le silence des autorités étatiques face à la terreur que sèment les bandits armés à l’entrée sud de la capitale. Ils qualifient de complice le silence de l’Etat face à l’insécurité qui fait couler des larmes au visage de paisibles citoyens, jour et nuit.

Les syndicalistes qui digèrent très mal l’assassinat par balle, le 8 août dernier à Martissant, de leur collègue Romain Morency se disent perplexes devant l’imposant dispositif de sécurité qui a été mis en place mercredi 14 août dernier, lors de la participation du président de la République Jovenel Moïse à la cérémonie graduation de la classe d’officiers et du bataillon des forces armées d’Haïti alors que chaque jour, des citoyens tombent sous les balles assassines des gangs.

Les responsables du secteur syndical annoncent, pour dénoncer l’attitude des autorités dans la gestion de l’insécurité dans le pays, ce vendredi 23 août, une marche pacifique à travers les rues de Port-au-Prince.

Selon le syndicaliste Marcelin Jean Philippe, la marche doit démarrer à Portail –Léogâne. Les protestataires comptent passer par la rue Oswald Durand, ils feront trois tours du palais national et se rendront devant le Parlement pour délivrer des messages respectivement au président Moïse et aux parlementaires.

La marche prendra fin devant le palais de justice de Port-au-Prince où les protestataires envisagent de déposer une plaine contre l’Etat haïtien qui, disent-ils, fait montre d’une grande passivité devant le phénomène de l’insécurité.

 

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