Mercredi 13 Novembre, 2019

Insécurité : des chauffeurs de transports menacent de rentrer en grève

Photo illustrant une camionnette assurant le transport en commun à Port-au-Prince.

Photo illustrant une camionnette assurant le transport en commun à Port-au-Prince.

Des syndicats de transports en commun ont protesté contre le phénomène de l’insécurité et menacent de rentrer en grève dans les semaines à venir si les autorités concernées peinent à apporter une réponse claire aux actes de banditisme dont sont déjà victimes par balles plusieurs chauffeurs.

De nombreux syndicats de transports publics (automobilistes et motocyclistes) protestent contre la résurgence de l’insécurité et déplorent plusieurs assassinats par balles dont sont victimes des chauffeurs opérant dans l’aire métropolitaine et sur les routes nationales.

Duclos Benissoit, coordonnateur général du Mouvement unifié des transporteurs haïtiens (MUTH), dénonce les actes de banditisme perpétrés sur des conducteurs des autobus et minibus assurant le trajet de Port-au-Prince vers certaines villes de province. Le syndicaliste revient sur les cas d’attaques commis, la semaine dernière, sur un chauffeur de l’Artibonite et un autre tué dans la commune de Carrefour. M. Benissoit déplore aussi l’enlèvement des passagers et d’un chauffeur de minibus dans la matinée du mardi 30 avril par des hommes armés de Village de Dieu. L’incident s’est produit à Portail Léogâne, non loin du commissariat, selon les informations recueillies du collègue Changeux Mehu.

Lire : Le chauffeur d’un minibus et des passagers enlevés par des bandits

Les véhicules ne sont pas l’unique cible des individus armés, selon les syndicalistes. Les chauffeurs de moto sont eux victimes d’actes de violences et de crimes dans la capitale. En moins d’une semaine, 5 à 7 motocyclettes ont été volés à Delmas, un chauffeur  de motos du nom de Joel Jean a été tué puis brûlé vif à Tokyo, une localité de La Saline.

Duclos Benissoit signale que si les autorités concernées et compétentes ne prennent pas des mesures concrètes en vue de traquer les bandits, assurer la sécurité de la population et des chauffeurs de transports en public, le secteur observera un, deux ou plusieurs jours de grève jusqu’à leurs voix soient entendues.

Il appelle l’État à prendre ses responsabilités et à mieux encadrer l’institution policière en leur donnant des moyens financiers et techniques afin qu’ils répondent convenablement à leur mission qui est celle de protéger et servir la population.

Recevez gratuitement les dernières nouvelles d'Haïti et d'ailleurs directement sur votre téléphone en téléchargeant l'App de Loop News :