Lundi 16 Septembre, 2019

Des syndicats de transport protestent contre l'insécurité en Haïti

La cohorte des véhicules de transport en commun stationnés au Portail de Léogâne: les chauffeurs observent, ce vendredi 23 août, un arrêt de travail./Photo: Pascale Solages.

La cohorte des véhicules de transport en commun stationnés au Portail de Léogâne: les chauffeurs observent, ce vendredi 23 août, un arrêt de travail./Photo: Pascale Solages.

"Justice pour tous ceux qui sont tombés à cause de l'insécurité", réclament les syndicats de transport.

Tôt ce vendredi matin, des membre de syndicats de transport en commun, basés au Portail de Léogâne, ont protesté contre l’insécurité généralisée et l’impunité en observant un arrêt de travail. Les premières images et informations parvenus à Loop ont été relayées par  l’activiste et militante féministe Pascales Solages qui, à travers la structure « Nou pap dòmi », a embrassé le mouvement.

Les chauffeurs et syndicalistes pour cracher leur ras-le-bol, ont démarré une marche pacifique visant à forcer l’État à prendre ses responsabilités. Cette mobilisation est survenue quelques jours après l’assassinat de l'un de leurs collègues pour qui ils demandent justice. « Trop de sang. Justice pour tous ceux qui sont tombés à cause de l'insécurité. On est épuisés de compter des cadavres. C’en est assez », lit-on sur un papier bristol collé au pare-brise des véhicules.

Les chauffeurs sont attaqués, agressés et tués, ont dénoncé les manifestants. Presque quotidiennement, ils subissent des actes armés perpétrés par des malfrats opérant à l’entrée sud de Port-au-Prince (Bicentenaire, zone Village de Dieu), à l’avenue Bolosse ainsi qu’à Martissant.

Cette marche visait à sensibiliser les responsables de l’État, les forces de l’ordre et toutes les instances concernées à la gravité du phénomène et à prendre des mesures appropriées. Ils ont parcouru, selon Pascale Solages contactée par la rédaction, plusieurs rues de la commune de Port-au-Prince dont rue Oswald Durand, Champ de Mars avant d’atteindre les locaux du parquet, au Bicentenaire, destination ultime.

En mai dernier, de nombreux syndicalistes avaient menacé de rentrer en grève en raison de l'insécurité. Ils déploraient plusieurs assassinats par balles dont sont victimes des chauffeurs opérant dans l’aire métropolitaine et sur les routes nationales.

Lire : Insécurité : des chauffeurs de transports menacent de rentrer en grève

 

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