Vendredi 22 Février, 2019

Haïti, 2e pays le plus corrompu des régions Caraïbe et Am. latine

Haïti est classé 161ème sur 180 pays dans le cadre du rapport de l’organisme Tranparency International sur  l’Indice de perception de la corruption pour l’année 2018. La République a chuté de 4 places. L’année précédente, elle était en 157ème position dans le classement réalisé par cette agence internationale.

Le numéro 1, selon le document de Transparency International, est le Venezuela (168e place). Le pays de Nicolas Maduro en proie à une crise aigüe, a enregistré un score de 18 sur 100 alors qu'Haïti en a eu 20.

La voisine d'Haïti, la République dominicaine a, quant à elle fait de considérables efforts dans la lutte contre la corruption. Placée 135ème position en 2017, elle occupe la 129ème place pour l'année 2018. Haïti est l’unique pays de la Caraïbe à obtenir ce score en raison du degré de corruption qui y règne. Elle partage son rang avec des pays du continent africains dont le Cambodge, la Turkménistan et la République Démocratique du Congo.

L’eldorado des haïtiens jusqu’à récemment, le Chili se trouve à la 27ème position. S’agit-il d’un paramètre qui justifie le flux migratoire des haïtiens vers ce pays de l’Amérique latine ? Treize (13) enquêtes ont été mises en branle pour aboutir à ce travail qui présente la perception de corruption dans cent-quatre-vingt (180) Etats à travers le monde sur le chiffre 100. Haïti a obtenu 20.

La moyenne obtenue par Haïti ne surprend pas, la corruption étant considérée comme l'un des problèmes du pays depuis des années. Les derniers exemples en date, le rapport de la Cour des comptes sur les fonds Petrocaribe ainsi que le rapport d’enquête de l’Unité de lutte contre la corruption réalisée sur l’administration de Patrick Noramé au bureau de monétisation d’aide au développement (BMPAD). Ce dernier scandale de corruption éclabousse des personnalités de l’administration publique.

Transparency International lance un appel à tous les gouvernements. Il les invite à renforcer les institutions chargées de maintenir l’équilibre des pouvoirs en vue d'atteindre un réel progrès dans la lutte contre la corruption (considéré comme le principal responsable de l'état du pays) et consolider la démocratie dans le monde.

Le président de la République Jovenel Moise, depuis son arrivée au pouvoir, ne rate aucune occasion pour vanter sa velléité à combattre le phénomène de la corruption, ce mal qui ronge la société haïtienne. Ce classement de Transparency International, vient-il inscrire en faux les déclarations du chef de l’État?

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