Lundi 17 Juin, 2019

Haïti: 8 jours «pays lock», 8 jours de silence des chefs de l’Exécutif

Haïti connaît ce jeudi sa huitième journée de mobilisation antigouvernementale. Paralysie des activités à Port-au-Prince et dans d’autres villes de province. L’opération « Pays lock » poursuit son chemin alors que le président Jovenel Moïse et son Premier ministre Jean-Henry Céant n’ont pipé ni tweeté mot.

Le pays sombre dans le chaos à mesure que les manifestants dénoncent la vie chère, la corruption et réclament le départ du chef de l’Etat qui vient, le 7 février dernier, d’avoir sa deuxième année au pouvoir. La population a fait peu cas du communiqué du Core Group rejetant les violences enregistrées lors des protestations et invitant au dialogue. Les pillages, incendies et morts d’hommes continuent. 

Face à ce constat et le silence inquiétant des dirigeants, le président du sénat de la République, Carl Murat Cantave, invite le président à s’adresser à la nation, une nation dont le président a perdu la confiance à cause de ses nombreuses promesses non tenues et la dégradation des conditions de vie dans le pays.

Les hôpitaux manquent d'oxygène, de médicaments entre autres. Les familles commencent à être à court de moyens. La pénurie de nourritures, d’essence et d’eau commencent à se faire sentir. Les banques ne fonctionnent pas, comme les écoles et le commerce. Des voyageurs étrangers sont bloqués en Haïti à cause de la conjoncture. 

Des acteurs lancent un appel à la trêve, l’aile dure de l’opposition refuse de lâcher la corde, voulant à tout prix profiter de ce climat propice à la démission de Jovenel Moïse qui garde jusqu'ici son mutisme.

A quoi s'attendre pour les prochains jours ?

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