Dimanche 15 Septembre, 2019

Harcèlement sexuel: des milliers d'employés de Google manifestent à travers le monde

Des employés de Google manifestent à Londres, devant le bâtiment abritant les bureaux de la firme, pour protester contre sa gestion du harcèlement sexuel, le 1er novembre 2018

Des employés de Google manifestent à Londres, devant le bâtiment abritant les bureaux de la firme, pour protester contre sa gestion du harcèlement sexuel, le 1er novembre 2018

De Singapour à New York, en passant par Londres et même au siège mondial en Californie, des milliers d'employés de Google ont observé jeudi un arrêt de travail pour dénoncer la gestion du harcèlement sexuel au sein de l'entreprise.

Les organisateurs du mouvement avaient appelé les quelque 90.000 employés de Google dans le monde à sortir de leurs bureaux à 11 heures du matin, dans leur fuseau horaire respectif.

- "Justice et transparence" -

Le PDG Sundar Pichai a fait savoir dans une déclaration écrite qu'il soutenait les employés qui choisissaient de débrayer.

"Chez Google, nous mettons la barre très haut et nous n'avons clairement pas répondu à nos propres attentes", a-t-il dit, a rapporté le journal.

Les rassemblements avaient démarré en Asie, à Singapour où une centaine d'employés s'étaient regroupés en interne, puis à Tokyo, également en interne, et à Hyderabad, en Inde.

"Nous protestons pour soutenir nos collègues qui ont été victimes de harcèlement et pour réclamer que les auteurs ne soient pas protégés ou récompensés", a expliqué à l'AFP Sam Dutton, un développeur.

- "Profondément désolé" -

Plusieurs personnes se sont succédé au mégaphone pour pousser les manifestants à exiger un changement de culture chez Google, où les femmes représentaient en 2017 seulement 31% des salariés, et 25% des responsables.

Claire Stapleton, une autre organisatrice, s'est félicitée du succès du mouvement, expliquant que l'idée était née lundi et s'était propagée dans l'entreprise via un groupe d'emails réunissant quelque 1.500 personnes.

Après l'article du New York Times, Sundar Pichai avait envoyé un courriel aux employés indiquant que 48 salariés, dont 13 hauts responsables, avaient été renvoyés pour harcèlement sexuel ces deux dernières années, sans indemnité. Il a assuré que le groupe ne tolérait plus aucun comportement déplacé.

Alphabet, maison mère de Google, a confirmé mercredi que Rich DeVaul, un responsable de "X", la division du groupe dédiée aux projets futuristes (ballons pour diffuser internet, drones de livraison...), venait de partir sans indemnité.

La Silicon Valley est depuis plusieurs années accusée de sexisme et de fermer les yeux sur le harcèlement sexuel.

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