Mercredi 20 Novembre, 2019

Haiti très exposé aux risques de catastrophes naturelles

L'etude montre le niveau très élevé de risques des catastrophes naturels pour 171 pays dont Haiti./Photo:http://weltrisikobericht.de/english/

L'etude montre le niveau très élevé de risques des catastrophes naturels pour 171 pays dont Haiti./Photo:http://weltrisikobericht.de/english/

Le Wolrd Risk Index calcule les risques de catastrophe naturelle pour 171 pays en multipliant la vulnérabilité par l’exposition aux risques naturels (cyclones, sécheresses, tremblements de terre, inondations et élévations du niveau de la mer). Haïti affiche un taux de 71,85%, nettement  plus élevé que d’autres pays de la région dont Jamaïque (45,8%) et les USA (30,68%), selon l’étude. 

La nature ne peut être contrôlée et les êtres humains ne peuvent influencer que dans une mesure limitée les évènements naturels qui se produisent. Mais ils peuvent prendre des précautions pour empêcher qu’un événement naturel se convertisse en désastre. C'est cette vulnérabilité d'une société qui constitue la base du World Risk Index, créé par l'Institut des universités des Nations Unies pour l'environnement et la sécurité humaine. 

Le Wolrd Risk Index 2016 a calculé  le risque de catastrophe pour 171 pays en multipliant la vulnérabilité par l'exposition aux risques naturels (cyclones, sécheresses, tremblements de terre, inondations et élévation du niveau de la mer).  Il montre que les points chauds du globe pour un risque élevé de catastrophe se situent en Océanie, en Asie du Sud, en Amérique centrale et dans le sud du Sahel. Ainsi, les pays comme les Îles Salomon (classé 6e), la Papouasie-Nouvelle-Guinée (10e) et la Guinée-Bissau (15e) sont très exposés aux risques naturels et, en raison de leur faible situation économique et sociale, deviennent particulièrement vulnérables. Dans la région Caraïbes, Haïti reste le seul pays où l’exposition aux risques est très élevée et nos capacités pour répondre efficacement aux catastrophes sont très faibles. Avec un taux de 71, 85%, la Jamaïque nous devance de loin avec 45,8%, ainsi que les USA avec 30, 68%. 

L'exemple de l'Australie montre comment un faible niveau de vulnérabilité peut réduire le risque de catastrophe. Le pays atténue son exposition, qui est principalement due à la sécheresse, aux tremblements de terre et à l'élévation du niveau de la mer, et a atteint ainsi un classement de 121e  à partir de 171 dans World Risk Index.
Cependant, l'exemple du Japon montre qu'un faible niveau de vulnérabilité ne peut pas compenser complètement l'exposition extrême. Malgré sa très faible vulnérabilité, le pays est en 17e place dans World Risk Index en raison de son exposition très élevée face aux risques de tremblements de terre et des inondations. Dans des pays comme le Liberia (classé 56e), la Zambie (classée 66e) et la République centrafricaine (classée 71e), la situation est l'inverse de celle au Japon. Ils sont assez faiblement exposés aux dangers naturels mais restent très vulnérables. Un total de 13 des 15 pays les plus vulnérables se situent sur le continent africain. 

Qu'il s'agisse d'un tremblement de terre ou d'un tsunami, d'un cyclone ou d'une inondation, le risque d'un événement naturel qui se transforme en désastre dépend toujours partiellement de la force de l'événement naturel lui-même. Les conditions de vie des personnes dans les régions touchées et les options disponibles pour répondre rapidement et fournir une assistance sont tout aussi importantes.

Ceux qui sont préparés, qui savent quoi faire en cas d'événement naturel extrême, ont une plus grande chance de survie. Les pays qui voient des catastrophes naturelles venir, qui se préparent aux conséquences du changement climatique et fournissent les moyens financiers requis,  seront mieux préparés pour l'avenir. Le World Risk Report devrait contribuer à examiner ces liens au niveau mondial et à tirer des conclusions prospectives concernant les mesures d'assistance, les politiques et les rapports.
 

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