Samedi 4 Juillet, 2020

A Haïti Tech Summit, on réécrit l’histoire

Ben Horowitz. Photo : Jennifer Litorja

Ben Horowitz. Photo : Jennifer Litorja

Ce méga sommet a établi ses quartiers à l’Hotel Decameron entre 6 et 7 juin 2017.

Les dés jetés, l'enjeu était énorme. Lancée en avril, la plateforme d’enregistrement n’a drainé la foule qu’à la fin du mois de mai. Évidemment, Christine Souffrant Ntim, s’en réjouit. Porteuse de projet, l’assistance féconde des cinquante « influencers » locaux, tous arborant leurs t-shirts noirs frappés du visuel de l’évènement, aurait été insuffisant. Insuffisant à expliquer la débâcle d’Haïti Tech Summit, qui, selon ses dires, devait transformer Haïti en un « cas d’étude mondial pour démontrer ce qui arrive quand on rassemble les gens qu’il faut dans une pièce pour changer une nation ».  

48 heures. Près de 500 invités. Certains, des sommités de la technologie, gratins décomplexés de la Silicon Valley qui, dans l’insouciance, passent des cartes de visite aux couleurs de Google, Facebook, Uber ou TechCrunch. L’objectif commun ? Cogiter vite, poser les jalons discursifs d’une « révolution » haïtienne, trempée dans l’innovation et les nouvelles technologies.

Premier acte : baliser une inspiration à la hauteur des ambitions. Ben Horowitz est appelé à la rescousse. Pour l’entrée du gourou millionnaire, les speakers crachent « Blood of slave, heart of a King » de Nas. Littéralement, « Sang d’esclave, cœur de roi ».  Clin d’œil aux « milennials », génération passionnée des « punchlines » du hip-hop qui reconnaitront le titre « Stillmatic », sorti en 2001.

Et subitement, une plongée dans l'histoire avec Horowitz qui déroule sa perspective originale de la révolution haïtienne. « Pour changer un pays, il faut commencer par sa culture », conclut-il en découvrant des raccords entre le leadership de Toussaint Louverture avec la marche à suivre de startups de la « Valley ». Synthèse de ce modèle en quatre étapes: garder ce qui marche, créer des règles qui choquent, incorporer des cultures extérieures et prendre des décisions qui démontrent les priorités.

Agenda détaillé : ICI

Le tapis déroulé, les autres invités n’avaient plus qu’à défiler. Entre autres. Croisement entre les gouvernements et innovation. Vue prospective sur les médias et internet, la nécessaire introduction d’infrastructures et souhait d’évolution des annonceurs. Comment et pourquoi développer des cités intelligentes ? Quid de la construction de la réputation d’un pays ? Que faire pour une utilisation efficace des réseaux sociaux ou encore, comment mettre la technologie au chevet de l’éducation ?

« Ceci n’est que 1% de ce qui doit être fait »

Dans une salle exaltée à la fin du sommet, Christine Souffrant Ntim explique qu’Haïti Tech Summit, initiative du Global Startup Ecosystem qui doit durer 13 ans s’attèlera désormais à créer des liens et à renforcer les partenariats et initiatives portés sur les fonts baptismaux lors de l’évènement. « Ceci n’est que 1% de ce qui doit être fait », avoue-t-elle, consciente que pour élever ses paroles au niveau de ses ambitions, ces deux jours de « brainstorming », fussent-ils enrichissants ne seront pas suffisants. Des inclinations qui enchantent le président de la République Jovenel Moise, invité d’honneur.  Son montra : ériger Haiti en « exemple de transformation de l’économie par le numérique ».


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