Jeudi 22 Février, 2018

Haïti prépare déjà sa saison pluvieuse

La saison pluvieuse commence le mois prochain et Haïti se prépare déjà contre les intempéries. Photo : Hector Retamal/AFP/Getty Images

La saison pluvieuse commence le mois prochain et Haïti se prépare déjà contre les intempéries. Photo : Hector Retamal/AFP/Getty Images

La saison pluvieuse commence le mois prochain et Haïti se prépare déjà contre les intempéries qui le menaceront, selon ce qu’a reporté la Banque Mondiale. Des préparations se font pour la mise en place des plans d’urgence nationaux et multi-ministériels. Des méthodes « claires » ont été communiquées concernant le mode distribution des ressources en cas de catastrophe.

« La direction de la Protection civile (DPC) a beaucoup travaillé cette année pour la préparation de la saison cyclonique en générale parce qu'Haïti est situé sur le couloir des cyclones. Donc on doit s'attendre régulièrement à avoir des cyclones, des inondations, et des glissements de terrain. » a expliqué Mme Alta Jean-Baptiste, directrice Générale de la DPC.

Des exercices de simulations ont été opérés avec les habitants du département du Sud, plus spécifiquement au niveau de Camp-Perrin. Ces actions rentrent dans une perspective d’éviter les types de catastrophes qui ont gravement affecté ce département au cours du passage du cyclone Matthew l’an dernier.  

De tels exercices permettent « de faciliter la préparation des structures de protection civile, tester les plans de contingence établis, et renforcer la coordination, donc la maitrise des protocoles, des procédures en matière de gestion des urgences et la coordination des activités », a avancé M. Jean-Baptiste.

Haïti reste très vulnérable aux catastrophes naturelles à cause de sa position géographique. Situé dans le bassin des Caraïbes, il est le troisième pays au monde le plus touché par les aléas climatiques, selon la Banque Mondiale.

En octobre 2016, le cyclone Matthew a dévasté les départements du Sud, des Nippes et de la Grand’Anse. Le vent qui soufflait à 200 km/h et la pluie évaluée à 600 mm ont emporté au moins 90% des cultures en moins de 24 heures. En effet, 50% de ce secteur agricole est exposé aux éventuelles catastrophes.