Dimanche 8 Décembre, 2019

Haïti parmi les pays les moins sûrs pour les voyageurs LGBTQ+

Photo: AFP

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Selon une étude sur les pays les plus et les moins dangereux pour les voyageurs LGBTI,  Haïti est classée en 66e position (sur 150), soit plus proche des pays les moins sûrs pour les voyageurs gays, lesbiennes entre autres. La République dominicaine, mieux placée, occupe la 81place.

Le Nigéria, en tête de liste, est le pays le plus dangereux au monde pour les voyageurs LGBTI, selon les résultats d'une étude menée par le journaliste sur les voyages, Asher Fergusson, publiés le 12 novembre dernier. La Norvège reste le coin le plus sûr au monde pour les touristes gays, lesbiennes d'après le classement parvenu à notre rédaction ce jeudi.

Les enquêteurs ont dressé une liste de 150 pays et les ont placés des plus dangereux aux plus sûrs pour les voyageurs LGBTI. L'indice de danger pour la communauté LGBTI a été créé à l’aide de huit (8) facteurs : légalisation du mariage entre des personnes du même sexe, protection des travailleurs gays ou lesbiennes, protection contre la discrimination, discrimination, reconnaissance de l'adoption, est-ce un bon lieu de vie, relations illicites entre personnes de même sexe, lois sur la moralité de la propagande.

Au Nigéria, pays le plus dangereux pour les amoureux de même sexe, même le fait de faire valoir les droits des homosexuels est pénalisé et un adhérent à la communauté gay risque jusqu'à 14 ans de prison. C'est la peine de mort ou la loi « charia » (Sharia laws) qui y est appliquée, lit-on dans le rapport. Qatar, Yémen, Arabie Saoudite et Tanzanie complètent la liste des 5 pays les plus dangereux.

La Barbade est en 8e position dans le classement mondial, mais est placée # 1 des pays de la région caribéenne où les voyageurs LBGTI sont moins en sécurité. Arrivent ensuite Sainte-Lucie (12e), Jamaïque (18e), Iles Turques and Caïques (45e), Bahamas (46e), Saint-Martin  (48e), Curaçao (52e), Iles Caïmans (53e), Belize (55e), Aruba (56E), Cuba (71e), Trinidad and Tobago (72e), République Dominicaine (81e) et Panama (84e).

 

Contacté par notre rédaction, Charlot Jeudy, défenseur et promoteur des droits des homosexuels en Haïti, a voulu placer quelques mots sur la réalité de cette communauté en Haïti. Pour lui, il existe dans le pays, une dichotomie érigée entre les homosexuels qui trainent dans les couloirs des administrations publiques et privées, qui occupent de belles fonctions [ou qui piaffent dans des bars ou quartiers huppés, ndlr]. Ceux-là, comparés aux autres de la masse, sont bien vus et mieux traités à cause de leurs conditions sociales. 

Cette catégorie est, affirme le président de Kouraj, moins exposée aux risques de violences que les gays ayant un accès restreint à certains besoins de base. Mais « qu’il/elle soit riche, pauvre ou issu de la classe moyenne, l’homosexuel ou la lesbienne est avant tout un être humain. Il/elle a droit au même traitement, au respect de la dignité humaine, des principes d’égalité de droits et des valeurs démocratiques qui doivent guider les décisions politiques », prêche Jeudy.

 

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