Mardi 25 Juin, 2019

Haïti, nouvelle attraction touristique des Caraïbes selon un média Anglais

Bassin bleu Crédit photo : Viran Da Silva

Bassin bleu Crédit photo : Viran Da Silva

Pour qu’Haïti soit redessinée sur la carte du tourisme caribéen, l’île, touchée par des catastrophes, devra miser sur son riche patrimoine culturel, sur ses grandes demeures historiques, sur sa langue et sa religion vodou, selon ce qu’a révélé la ministre Jessy Menos au journal britannique The Independent.

Mais tout ceci ne peut être possible et concret sans une sérénité politique, sans une mise en œuvre des infrastructures et l’apport des communautés locales, a-t-elle confié à la journaliste Claire Dodd du journal anglais tombée sous le charme de Côteaux et de Port-à-Piment. La journaliste, comme beaucoup d’autres voyageurs, trouvent un pays agréable à visiter. Si l’on veut développer l’industrie, attirer dans les années à venir plus de visiteurs, il faut la classer parmi les priorités, sans pourtant bouder l’importance de l’agriculture, « grand axe d’intervention » de l’administration Moïse-Lafontant.

« Je ne vois pas la lumière au bout du tunnel en ce moment », a-t-elle confié. «Nous visions le tourisme, mais malheureusement,  l'infrastructure du pays ne suivait pas. Les infrastructures de base devraient être traitées d'abord - après cela, nous pouvons penser au tourisme. Nous avons un problème en ce qu’Haïti, pendant un bon moment, n'était pas sur la carte du tourisme. A cela s’ajoutent des décennies de bouleversements politiques et de catastrophes naturelles qui n'ont pas été gentilles  avec les visiteurs, aussi bien que les investisseurs.

Le développement de cette industrie, poursuit-elle, est la deuxième priorité (après l'agriculture) dans le développement de la nation. Haïti est le pays le plus pauvre des Caraïbes. Maintenant, nous devons l'adapter aux plus riches. Parce qu'Haïti n'est pas pauvre - nous avons eu une mauvaise gestion. Nous avons des choses qui sont enviées de nos voisins ».

Les atouts touristiques sont encore là : forteresses historiques qui datent depuis l’indépendance de l’île (Citadelle Laferrière), nos paysages odoriférants, nos sables fins et nos plages très prisés, les arbres et les grottes (attraction clé de la région),  les grandes demeures historiques, notre riche culture créole et vodou, les montagnes en flèche et les chutes d’eau. Valérie Louis, directrice générale de l’Association Touristique d’Haïti, souligne une ironie poignante dans le cas de cette riche culture d'Haïti.  Ses paysages étonnants - des montagnes en flèche aux chutes d'eau – restent intacts parce qu'il y a eu si peu de développement. « C'est l'avantage d'Haïti : c'est comme si le temps s'arrêtait avec nous », dit Louis.

Plusieurs projets visant à ramener les touristes comprenaient, entre autres, le développement controversé de l’Île-à-Vache, d’un port de croisière à l’île Tortuga sur la rive Nord, sans compter des travaux en cours pour promouvoir Haïti comme destination jumelle.  Ce  nouveau gouvernement en place, qui fait du tourisme un facteur d’économie,  ces projets pourraient-ils  tirer des tiroirs de l’oubli ?

 

L'utilisation du tourisme doit être défini comme un moyen d'élever les conditions de vie des citoyens, soutient Mme Menos tout en déclarant  qu'il est important d'équilibrer les grands projets avec un tourisme responsable et un travail à plus petite échelle qui implique directement les communautés.

 

 

 

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