Samedi 20 Juillet, 2019

Haïti: mort de l’ancien Général Williams Régala

Haïti: mort de l’ancien Général Williams Régala

Haïti: mort de l’ancien Général Williams Régala

L'ancien Général Williams Régala est décédé très tôt ce matin du 23 décembre 2018, à 81 ans, dans sa résidence, à Port-au-Prince, a appris la rédaction. "Williams Régala avait été membre du Conseil National de Gouvernement qui a dirigé le pays après la chute du régime des Duvalier le 7 février 1986", a tweeté RFM.

Selon un rapport 1996 du Human Rights Watch, Régala, qui avait été à la tête des services de Jean-Claude Duvalier avant de devenir membre du gouvernement collégial de février 1986, s’était « vanté d’une longue histoire d’abus » dans le cadre de l'exercice de ses fonctions sous Duvalier.

Le Général Régala, qui a aussi occupé la fonction de ministre de la défense sous la présidence de Leslie François St Roc Manigat, a fait l'objet d'un mandat d'amener pour son implication présumée dans le massacre de la ruelle Vaillant en novembre 1987. Williams Régala qui, avec les "Tontons Macoutes", massacra de nombreux électeurs pour faire avorter les premières élections démocratiques de l’histoire du pays, le 29 novembre 1987 était à la tête des services secrets sous la dictature de Jean-Claude Duvalier.

Egalement ministre de l'Intérieur du Conseil national (CNG), le général Williams Regala ne jouit pas d’une bonne réputation auprès de la population haïtienne qui a souffert de sa cruauté en complicité avec le Général Henry Namphy.

Macoute notoire et commendataire du massacre de Vêpres Jérémiennes durant lequel treize membres du groupe « Jeune Haïti » (Max Armand, son frère Jacques Armand, Gérald-Marie Brierre, Miko Chandler, Louis Drouin, Charles Forbin, Jean Gerdes, Réginald Jourdan, Yvon Laraque, Marcel Numa, Roland Rigaud, Gusley Villedrouin et Jacques Wadestrand), soit un noir et douze mulâtres ont été exécuté, le Général a été promu dans l’échelon Etatique en devenant une figure emblématique du CNG après l’exécution d’environs Vingt-sept personnes, issues de deux familles (Drouin & Sansaricq) de membres de "Jeune Haïti", dans la ville de Jérémie.

Numéro 2 d’un régime dictatorial et sanguinaire plutôt connue sous le nom de "Duvaliérisme sans Duvalier", il avait bénéficié de la protection disgracieuse du président dominicain Joaquín Balaguer Ricardo. En effet, en 1991, la République Dominicaine, où il s'était réfugié, avait refusé la demande d’extradition de la justice haïtienne sous prétexte de l’inexistence d’accord d’extradition entre les deux Républiques.

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