Samedi 8 Août, 2020

Haïti, le plus faible indice de développement humain de la Caraïbe

Illustration de longue fille d'attente des prisonniers dans un des geôles d'Haiti - Crédit Photo : Haiti Progrès

Illustration de longue fille d'attente des prisonniers dans un des geôles d'Haiti - Crédit Photo : Haiti Progrès

Haïti occupe la dernière place dans le rapport Indice de développement Humain (IDH) 2018 du Programme des Nations-Unis pour le Développement (PNUD). En reculant de 5 places, le pays affiche l'IDH le plus faible de la Caraïbe et du continent américain en général.

En 2017, Haiti occupait la 163e place. Avec ce recul dans le classement mondial 2018 établi par le Programme des Nations Unies pour le Développement, il partage désormais la 168e place avec l’Afghanistan, un pays perpétuellement en guerre.

La République Dominicaine, elle, se trouve en 94e position, devant la Jamaïque, la Dominique, le Paraguay, la Bolivie, le Salvador, dans la catégorie d’Indice moyen de Développement Humain. 

Dans le Rapport sur le développement humain, l'indice de développement humain ajusté selon les inégalités (IDHI) a été introduit. Bien que l'IDH reste utile, il mentionne que « l'IDHI est le niveau réel de développement humain (tenant compte des inégalités) » et que « l'IDH peut être vu comme un indice de développement humain "potentiel" (c'est-à-dire le niveau maximum d'IDHI qui pourrait être atteint en l'absence d'inégalités)».

Reposé sur la synthèse de trois séries de données, l’Indicateur de Développement Humain a comme objectif d’essayer de mesurer le niveau de développement des pays, sans en rester simplement à leur poids économique déterminé par le Produit intérieur brut (P.I.B.) par habitant.

Cet indice composé qui mesure la qualité de vie moyenne de la population d'un pays, théoriquement, varie de 0 à 1. Il tient compte de trois dimensions du développement humain: la santé, le niveau de l’éducation et le niveau de vie.

La santé qui se résume d'abord, dans la possibilité d'avoir une vie longue et en santé en se fondant sur l'espérance de vie à la naissance. La santé / longévité, mesurée par l’espérance de vie à la naissance, permet d’évaluer indirectement la satisfaction des besoins matériels essentiels tels que l’accès à une alimentation saine, à l’eau potable, à un logement décent, à une bonne hygiène et aux soins médicaux.

Ensuite, le niveau de scolarisation, évalué à partir du taux d'analphabétisme et de la fréquentation des différents niveaux du système scolaire, le savoir ou niveau d’éducation. Il est mesuré par la durée moyenne de scolarisation pour les adultes de plus de 25 ans et la durée attendue de scolarisation pour les enfants d’âge scolaire. Il traduit la satisfaction des besoins immatériels tels que la capacité à participer aux prises de décision sur le lieu de travail ou dans la société.

Enfin, le standard de vie, calculé à partir du produit intérieur brut (PIB) per capita en tenant compte du pouvoir d'achat (PPA). Le niveau de vie (logarithme du revenu brut par habitant en parité de pouvoir d’achat), englobe les éléments de la qualité de vie qui ne sont pas décrits par les deux premiers indices tels que la mobilité ou l’accès à la culture.

Soulignons qu'en 2017, selon l’ONG Transparency International, Haiti occupait la 157e place avec un score de 22 points sur l’indice de la corruption dans le monde sur un total de 180 pays. 
 

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