Jeudi 9 Juillet, 2020

Haïti : l'opposition a enfin le nom du remplaçant de Moïse, mais…

Les représentants des différentes structures de l'opposition, lors de la signature de l'accord de Marriott.

Les représentants des différentes structures de l'opposition, lors de la signature de l'accord de Marriott.

L’opposition, à travers le Comité de suivi de l’Accord de Marriott, a enfin trouvé une entente autour du nom du juge de la Cour de cassation devant remplacer le président Jovenel Moïse, en cas de démission. Mais le comité qui en a annoncé la nouvelle mardi 3 décembre à Le Nouvelliste, n'a pas voulu révéler le nom pour des raisons de sécurité.

« Parce que nous ne pouvons pas garantir la sécurité du prochain président provisoire de la République, on se garde de rendre publique son nom pour le moment », a confié au quotidien Le Nouvelliste, Génard Joseph, membre du comité de suivi de l’Accord de Marriott. Le représentant de « Mache Kontre », qui a confirmé qu'un juge a enfin été choisi pour remplacer le chef de l'Etat, a indiqué que « l’opposition n’est pas en mesure d’assurer la sécurité d’un président ni d’un Premier ministre dans le contexte actuel ».

Ce nom, a précisé M. Joseph, sera acheminé d’abord et avant tout, à l’assemblée des signataires de l’Accord de Marriott. Durant ce processus de choix, le comité de suivi affirme avoir passé en revue et rencontré les 11 juges de la Cour de cassation. « Trois d’entre eux nous ont laissé comprendre qu’ils ne sont pas intéressés à notre démarche… », a confié au journal Génard Joseph.

Quant au choix du Premier ministre, qui doit diriger la transition, Joseph a expliqué que « l’Alternative consensuelle et l’opposition institutionnelle qui, rappelle-t-il, ont la préséance dans le choix de la candidature du Premier ministre de transition, ont accusé un retard dans leur présentation ». Suite à ce choix, le comité de suivi de l’accord de Marriott aura à former l’organe de contrôle des actions du gouvernement et préparer une feuille de route dans laquelle sera précisée entre autres la durée de cette transition.

Dans la foulée, les membres de l’opposition ont repris ce jeudi 5 décembre, aux Gonaïves, la reprise de la mobilisation, en vue de continuer à exiger la démission du président Jovenel Moïse. Après la Cité de l’indépendance, les opposants organiseront à Port-au-Prince « la marche pour la dignité et la souveraineté nationale ». Ce mouvement qui prendra fin devant les locaux de l’ambassade des Etats-Unis à Tabarre, sera l'occasion pour les opposants dans le but de rappeler au gouvernement américain, leur position de ne plus s’asseoir avec Jovenel Moïse, mais aussi, pour demander à l’administration Trump, de se désolidariser avec le président de la République.

 

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