Lundi 18 Novembre, 2019

Haïti a enregistré une vingtaine de secousses pour le 1er trimestre

Le Ministère de Communication a reçu ce lundi 9 avril 2018 l'ingénieur sismologue Claude PREPETIT lors de la 38ème conférence des lundis de la presse. Les motifs, faire le point autour du comportement à adopter dans un pays sismique, également dresser un bilan des activités sismiques sur l’Ile d’Haïti.

Au cours du 1er trimestre de l'année 2018, environ une vingtaine de micro séisme de magnitudes comprises entre 3.1 et 4.6 sur l'echelle de de #Richter dont plus de 60% en mer, déclare le Directeur du Bureau des Mines et de l'Energie (BME), Ing. Claude Prepetit.

 

Le Directeur du Bureau des Mines et de l'Energie (BME), Ing. Claude Prepetit mentionne les travaux réalisés dans le domaine de sensibilisation des comportements à adopter par rapport aux risques sismiques.

 

Précisant que le tremblement de terre se produit toujours au niveau de la faille, ingénieur PREPETIT souligne que le pays est traversé par deux failles majeures

Il y a une faille qui traverse toute la presqu'île du Sud  et mesure 250 km de long. Cette faille débute de Fond Parisien sur la frontière à partir du Lac Enriquillo  en passant par Laboule 12, Morne Tapion,  Miragoâne pour poursuivre le tracé vers Tiburon jusqu'à Planting Garden (Jamaïque). De fait, les tremblements de terre dans toute cette zone résulterait de l'activité sismique issue de cette faille, précise Claude PREPETIT.

 L'expert note qu'il est important de relever le tracé des failles, en ce sens qu'il représente la source sismique. Se trouvant dans la presqu'île du Sud cette faille toujours en activité serait responsable des principales secousses ressenties dans la région.

Le cadre du Bureau des Mines et de l'Energie (BME) attire également l'attention sur l'existence d'une autre faille pour la région du grand Nord. Il s'agit de la faille septentrionale, précise-t-il.

La faille Septentrionale prenant naissance à Cuba, continue au large de Cap Haïtien, passe entre la Tortue et le Môle Saint-Nicolas. La ligne de faille atteint Fort Liberté et continue sur terre vers la République Dominicaine pour s'achever dans la vallée du Cibao.

Ces failles détectées et présentées ici sont des failles majeures. Nous ne connaissons pas toutes les failles. Il a des failles secondaires qui sont toutes aussi dangereuses que les failles majeures, a-t-il ajouté.

Parlant de la « sismicité instrumentale » se plait à signaler le professeur que deux technique sont utilisées en Haïti pour obtenir des informations sur les séismes.

La première dénommée « mesures de géodésie spatiale », est utilisée depuis 2003 bien avant le tremblement de terre de 12 janvier.

L'interprétation de ces mesures, explique M PREPETIT, ne peut se faire avant un délai de 5 ans. Ces mesures de géodésie spatiale fournissent des précisions sur la déformation des plaques, la direction et la vitesse de déplacement de ces plaques.

Chaque année en Haïti, on enregistre entre 80 et 100 séismes mineurs de magnitude inférieure à 4 pour une moyenne d'environ une vingtaine de tremblements par trimestre.

En termes de mesures, bien des efforts ont été effectués après le séisme de 12 janvier avec l'acquisition de plusieurs stations sismiques ou sismomètre. Ces appareils permettent de mieux suivre l'évolution de la situation sismique au pays.

Il y a trois zones que nous surveillons particulièrement en Haïti, confirme le chercheur, les Nippes au niveau de Anse à Veau, le lac Azuei impliquant aussi toute la zone du Sud'Est et en dernier lieu, la région du Nord.

 

Kepsen MONESTIME

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