Dimanche 25 Août, 2019

Guyana : point de transbordement de trafic de migrants haïtiens?

Gail Teixeira, membre du parlement de la République de Guyana.
Photo: inewsguyana.com

Gail Teixeira, membre du parlement de la République de Guyana. Photo: inewsguyana.com

Gail Teixeira, membre du parlement de la République de Guyana, attire l’attention sur une situation inquiétante qui se passe dans son pays. Depuis quelque temps, il s'avère que ce pays de la côte nord-atlantique de l'Amérique du Sud représente le point de transbordement pour un réseau de trafic humain impliquant, entre autres, des migrants haïtiens.

En effet, la déduction faite par la députée provient d’un ensemble de chiffres présentés par le ministre des affaires civiques de Guyana, Winston Felix, qui a eu à répondre à des questions sur la migration par-devant le parlement guyanien. En date du 23 mai 2018, il a fait savoir que 6660 Haïtiens ont rejoint Guyana de 2013 à 2018, 1175 ont laissé le pays jusqu’à date et la quantité restante est de 5485.  

Dans une lettre publiée par le Stabroek news, la députée atteste que « d'après les chiffres fournis par le ministre Felix, il semble que le Guyana soit utilisé comme point de transbordement pour un réseau important et bien organisé de traite des êtres humains ».

« […] ces victimes de la traite des êtres humains peuvent non seulement inclure des Haïtiens, mais aussi d'autres nationalités », poursuit-elle. 

Gail Teixeira estime qu’il n’existe aucune preuve de la présence d'un aussi grand nombre de 5 485 Haïtiens, ni de 17 615 Cubains, au Guyana. « Vingt-trois mille personnes parlant différentes langues dans une petite population comme la nôtre seraient facilement discernables », clame-t-elle.

Par ailleurs, elle termine son texte sur ces mots : « Là où il y a de la fumée, il y a le feu et l'information concernant les Haïtiens comme victimes possibles de la traite des êtres humains, liée à un autre ordre du jour par les représentants du gouvernement, ne peut être ignorée. Ce problème exige une enquête complète ».

Soulignons que ce n’est pas la première fois qu’un député de la République coopérative du Guyana tire la sonnette d’alarme vis-à-vis d’un éventuel réseau de trafic d’être humain dans ce pays. Le 5 octobre 2017, le député Harry Gill a déjà fait des révélations de la sorte.

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