Jeudi 12 Décembre, 2019

Gonaïves - Prison : une mineure violée par 5 détenus, selon un rapport

Une mineure de quinze (15) ans, détenue à la prison civile des Gonaïves, a été violée par 5 codétenus dans la nuit du 7 au 8 novembre. C'est ce que révèle un rapport du Réseau national de défense des droits humains (RNDDH) et de la Solidarité Fanm Ayisyèn (SOFA), présenté en date du 21 novembre.

Le Réseau national de défense des droits humains (RNDDH) et la Solidarité Fanm Ayisyèn (SOFA) ont présenté le 21 novembre un rapport détaillant les éléments ayant provoqué une tentative d’évasion suivie d’un viol collectif à la prison civile des Gonaïves dans la nuit du 7 au 8 novembre. Le organismes rapportent que durant cette nuit, « les femmes ainsi que la mineure de quinze (15) ans incarcérées à la prison civile des Gonaïves ont été violées. Il a même été rapporté au RNDDH et à la SOFA que certains détenus se sont battus pour savoir qui passeraient avant les autres » explique le rapport conjoint.

Cette scène qui s’est déroulée après une tentative d’évasion des prisonniers, a été enregistrée entre une (1) heure et deux (2) heures de l’après-midi du 7 novembre. N’ayant pas abouti à leur objectif principal, les mutins ont provoqué l’effondrement de plusieurs murs dont celui qui séparait leurs cellules de celles des femmes. C'est à ce moment qu'ils ont envahi les cellules des prisonnières pour les violer tout à tour d'après le document parvenu à notre rédaction. Selon les témoignages recueillis par le RNDDH et la SOFA, « huit (8) des victimes ont affirmé n’avoir pas pu identifier leurs agresseurs parce qu’elles étaient dans le noir. Elles témoignent qu’ils étaient plusieurs à commettre leurs forfaits sans pour autant pouvoir dire avec exactitude le nombre d’hommes qui les ont violées ».

Deux (2) d’entre elles ont affirmé être évanouie au moment de la mutinerie. C’est à leur réveil qu’elles se sont rendu compte qu’elles étaient nues, d’après ce que mentionne ledit rapport. Pour sa part, la mineure de quinze (15) ans a affirmé avoir été violée par cinq (5) détenus. Depuis le viol, elle dit ressentir des fortes douleurs alors que d’autres détenues présentent des signes d’angoisse, de choc émotionnel et de troubles anxieux.

 

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