Samedi 11 Juillet, 2020

Gonaïves : des citoyens marchent pour la reprise des activités

Place d'armes des Gonaïves.

Place d'armes des Gonaïves.

Plusieurs secteurs de la société civile aux Gonaïves ont marché ce mercredi 4 décembre dans la ville pour « exiger la reprise des activités dans la ville ». Cette initiative du Rassemblement des Citoyens de l’Artibonite pour une autre Société, visait à inviter les acteurs politiques à observer une trêve à l’occasion de la Noël.

Chauffeurs de taxi-moto, marchandes, associations de femmes, professeurs, étudiants et parents... plusieurs couches sociales de la ville des Gonaïves ont marché dans les rues, nous a rapporté le journaliste de radio Ibo Frantz Renel Lebrun. Du commissariat de police, en passant par le Centre-ville, pour revenir devant les locaux du commissariat, les protestataires voulaient exiger la reprise des activités scolaires et commerciales. Par ce mouvement, les membres de la société civile entendaient attirer l’attention des citoyens de la Cité de l’indépendance sur la nécessité de rechercher la paix.

Accompagnés par des agents de la police nationale tout au long de leur parcours, les citoyens convoqués par la structure dénommée « Rassemblement des citoyens de l’Artibonite pour une autre société », demandaient à l’opposition ainsi qu’au pouvoir en place de se mettre ensemble pour le bien du pays.

Les acteurs impliqués dans la crise actuelle doivent donner un « cadeau de noël au peuple », plaident les initiateurs, prônant le désarmement des individus armés qui sèment la terreur dans la ville. Pour les protestataires, « il est anormale qu'un groupe de personnes prenne le pays en otage et empêche les autres citoyens à vaquer librement à leurs occupations », a souligné Frantz Renel Lebrun, citant une partie du message délivré par les marcheurs devant le commissariat de la ville. 

Cette marche du 4 décembre a suscité des commentaires tant dans la Cité de l’indépendance que sur les réseaux sociaux. Pour certains internautes, il s’agissait tout simplement d’un mouvement organisé par des proches du régime en place. Mais selon Frantz Renel Lebrun, un journaliste local, les initiateurs n’ont affiché aucune position, ni pour, ni contre le président Jovenel Moïse ou l'opposition politique.

Rappelons que depuis quelques jours, la ville des Gonaïves connait certaines montées de tension. Des tirs à l’arme automatique sont entendus, des barricades sont érigées dans plusieurs coins de la commune, paralysant parfois la circulation au niveau de certains artères. Selon des informations recueillies sur place, des groupes armés de diverses localités s’affrontent, pour renforcer et/ou casser la mobilisation antigouvernementale.

 

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