Mercredi 20 Mars, 2019

"Gilets jaunes": l'arrestation d'Éric Drouet provoque l'indignation avant "l'acte VIII" samedi

Eric Drouet, accompagné de son avocat, sort de sa garde à vue le 23 décembre 2018, après son interpellation lors d'une manifestation de "gilets jaunes" à Paris

Eric Drouet, accompagné de son avocat, sort de sa garde à vue le 23 décembre 2018, après son interpellation lors d'une manifestation de "gilets jaunes" à Paris

L'arrestation à Paris du "gilet jaune" Éric Drouet a provoqué jeudi l'indignation de l'opposition de droite comme de gauche, à deux jours d'un huitième samedi de manifestations dans plusieurs villes de France.

Soutien affiché du mouvement, la cheffe du Rassemblement national Marine Le Pen a dénoncé sur Twitter une répression de l'exécutif: "Les vœux de hargne du 31 décembre et la violation systématique des droits politiques de ses opposants dessinent un visage terriblement inquiétant d'Emmanuel Macron".

Taxant le gouvernement d'"amateurisme", le président des Centristes, Hervé Morin, a lui appelé à "sortir de l'arrogance et du mépris" vis-à-vis des "gilets jaunes", qui sont mobilisés en France depuis un mois et demi pour réclamer notamment plus de pouvoir d'achat.

Le 22 décembre, M. Drouet avait déjà été arrêté lors de "l'acte VI" des manifestations à Paris pour "port d'arme prohibé" - un bâton - et sera jugé le 5 juin en correctionnelle.

"Quand quelqu'un organise une manifestation alors qu'elle n'est pas déclarée, c'est qu'il ne respecte pas l'État de droit", a estimé le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, sur France Inter.

- "Scandale" -

Initiée le 17 novembre, la mobilisation aux revendications sociales a nettement décru ces dernières semaines mais de nouveaux appels à manifester samedi à Paris, Lyon, Bordeaux, Toulouse, Martigues, Clermont-Ferrand, ou encore Nice, ont été lancés ces derniers jours sur les réseaux sociaux.

Lors de ses voeux, Emmanuel Macron, qui avait annoncé le 10 décembre des mesures sociales et la tenue d'un débat national pour trouver une issue à la crise des "gilets jaunes", a adopté un ton offensif en appelant à "l'unité retrouvée" et en affirmant que "l'ordre républicain sera assuré sans complaisance", en allusion aux violences passées.

"Une nouvelle année de combat s'annonce ! Montrons à Macron et sa bande que les fêtes n'ont pas entamé notre détermination !", ont posté les "gilets jaunes de Toulouse" sur leur page Facebook.

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