Mardi 20 Août, 2019

"Gilets jaunes": incidents à Paris, le gouvernement accuse l'ultradroite et Marine Le Pen

"Macron démission" peut-on lire sur ce gilet jaune, sur les Champs Elysées, le 24 novembre 2018

"Macron démission" peut-on lire sur ce gilet jaune, sur les Champs Elysées, le 24 novembre 2018

Un "acte 2" moins mobilisateur, jalonné de violences et d'une polémique: la manifestation parisienne des "gilets jaunes" samedi a donné lieu à des heurts, que le gouvernement a imputé à des "séditieux" d'ultradroite "qui ont répondu à l'appel de Marine Le Pen".

A 11H00, 23.000 manifestants étaient dénombrés à travers la France, contre 124.000 la semaine dernière à la même heure, a affirmé le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, soulignant le "fort affaiblissement" de la mobilisation au niveau national.

Dans une conférence de presse à la mi-journée, il a souligné la "mobilisation de l'ultradroite" parmi les 5.000 manifestants présents sur les Champs-Elysées (8.000 sur l'ensemble de la capitale), où les forces de l'ordre ont dû "repousser les séditieux" qui "ont répondu à l'appel notamment de Marine Le Pen (à défiler sur les Champs-Elysées, ndlr) et veulent s'en prendre aux institutions comme ils veulent s'en prendre aux parlementaires de la majorité".

La veille, elle s'était étonnée sur Twitter qu'on n'autorise pas les "gilets jaunes" à défiler sur les Champs-Elysées, après l'interdiction d'un rassemblement place de la Concorde.

Plus bas, un important dispositif de sécurité barrait l'accès à un large périmètre, incluant notamment la Concorde et l'Elysée. Samedi dernier, des "gilets jaunes" avaient déjà à plusieurs reprises tenté d'approcher le palais présidentiel.

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La situation s'est alors tendue, avec une barricade dressée par des manifestants et des jets de projectiles par des petits groupes de manifestants. Les échauffourées éparses se poursuivaient vers 14H00 sur les Champs-Elysées où des pompiers intervenaient pour éteindre divers feux de barricades.

"On vient juste manifester pacifiquement et on se fait gazer ! On voit comment on est reçu à Paris", peste Christophe, 49 ans, venu de l'Isère avec sa femme.

Présent sur les Champs-Elysées, le député de la France insoumise François Ruffin a appelé le président Macron à "enlever les bouchons qu'il a dans les oreilles et qu'il entende le peuple". "Les gens viennent en tous cas lui passer clairement un message : il faut qu'il change de politique", a-t-il insisté, interrogé sur LCI.

De nombreux "gilets jaunes" ont en effet choisi de rester dans leur région, faute de moyens ou par crainte d'éventuelles échauffourées à Paris.

Des opérations "péage gratuit" étaient menées notamment à La Gravelle, près de Laval, et à Virsac (Gironde).

En Seine-Maritime, "ce sont surtout les centres commerciaux qui sont visés", a indiqué la préfecture.

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