Jeudi 12 Décembre, 2019

Gilets jaunes: Emmanuel Macron va appeler les Français à un grand débat national

Photo prise le 13 janvier 2019 d'un téléphone portable sur lequel s'affiche la "lettre aux Français" du président Emmanuel Macron

Photo prise le 13 janvier 2019 d'un téléphone portable sur lequel s'affiche la "lettre aux Français" du président Emmanuel Macron

Emmanuel Macron publie lundi une lettre aux Français pour les appeler à participer à un grand débat national afin de sortir de la crise des "Gilets jaunes" qui, depuis deux mois, met la pression sur son gouvernement.

Au lendemain d'un neuvième samedi de manifestations des "Gilets jaunes" marqué par un regain de mobilisation, le chef de l'Etat assure que les propositions des Français "permettront de bâtir un nouveau contrat pour la Nation, de structurer l’action du Gouvernement et du Parlement, mais aussi les positions de la France au niveau européen et international".

Il propose de baliser le débat avec une série d'une trentaine de questions portant sur des thèmes déjà fixés comme la démocratie, la transition écologique, la fiscalité ou l'immigration. Mais assure qu'il n'y aura "pas de questions interdites".

En revanche, il trace plusieurs lignes rouges en excluant de revenir sur les réformes votées sur la fiscalité sur le patrimoine. Autre point non négociable pour le chef de l'Etat, la remise en cause du droit d'asile.

Le grand débat vient compléter les mesures sur le pouvoir d'achat d'un total de 10 milliards d'euros présentées le 10 décembre par Emmanuel Macron, sous la pression de la rue.

- "Enfumage" -

Tous les partis ne sont pas prêts à y contribuer non plus. "C'est un enfumage pour un enterrement" de la contestation, selon Danielle Simonnet, une personnalité de la France insoumise (gauche radicale).

A l'inverse, Les Républicains (opposition de droite) vont "essayer d'apporter (leur) soutien à cette consultation" car "nous voulons sortir du chaos", a déclaré la porte-parole Laurence Saillet, tout en émettant "des doutes quant à la méthode".

"Pour que les gens viennent, il faut qu'il y ait de l'ordre. Et moins de haine", prévient un ministre, selon qui la missive du chef de l'Etat devra donner "un cadre sans donner l'impression d'enfermer".

"L'enjeu est que la lettre montre que le débat peut être utile, peut servir à quelque chose", ajoute un proche du chef de l'Etat.

Les modalités de cette consultation doivent être précisées lundi par le Premier ministre, Edouard Philippe.

Un "comité de garants" pourrait être installé, possiblement chapeauté par une personnalité comme le Défenseur des droits et ancien ministre, Jacques Toubon, ou le Haut Commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye.

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