Mercredi 2 Décembre, 2020

Ghosn contre-attaque dans la presse en dénonçant "un complot" de Nissan

Carlos Ghosn le 12 septembre 2018 au siège de Renault à Boulogne-Billancourt.

Carlos Ghosn le 12 septembre 2018 au siège de Renault à Boulogne-Billancourt.

Carlos Ghosn, incarcéré à Tokyo pour des malversations financières présumées, a pris la parole mercredi pour la première fois dans la presse, s'en prenant ouvertement aux dirigeants de Nissan qu'il accuse de "complot et de trahison".

Le tribunal a autorisé le 11 janvier les visites autres que celles de ses avocats et du personnel consulaire de la France, du Liban et du Brésil, les trois pays dont il est citoyen.

A ce sujet, le dirigeant de 64 ans a dit n'avoir "aucun doute" sur le fait que les charges portées contre lui, qu'il a de nouveau rejetées, sont le résultat "d'un complot et d'une trahison".

L'enquête menée dans le secret par le groupe depuis l'été 2018 a "mis au jour des preuves significatives et convaincantes de malversations", a ajouté le constructeur japonais dans une déclaration transmise à l'AFP.

Au cours de cet entretien, l'ex-magnat de l'automobile a par ailleurs balayé les accusations décrivant son règne de 19 ans comme "une dictature". "Les gens ont traduit leadership fort par dictateur, déformant la réalité pour se débarrasser de moi", a-t-il déclaré.

Lors de son unique comparution devant un tribunal le 8 janvier, il s'est dit accusé à tort. Ses avocats ont déposé plusieurs demandes de libération sous caution, en vain, la justice mettant en avant un risque de dissimulation ou destruction de preuves et de fuite.

Interrogé sur sa vie au centre de détention, l'ex-PDG de l'alliance Renault-Nissan a dit "aller bien".

- "Je ne suis pas avocat" -

Idem pour l'achat de luxueuses résidence à Rio de Janeiro et à Beyrouth. Il a été validé par le service juridique de Nissan, affirme le détenu, expliquant qu'il lui "fallait un endroit sûr où il pouvait travailler et recevoir des gens à la fois au Brésil et au Liban".

"Ai-je fait quelque chose d'inapproprié? Je ne suis pas avocat", a-t-il lancé. "Tout le monde était au courant, pourquoi ne me l'ont-ils pas dit" si c'était illégal ?

Recevez gratuitement les dernières nouvelles d'Haïti et d'ailleurs directement sur votre téléphone en téléchargeant l'App de Loop News :