Vendredi 22 Novembre, 2019

Gaza: des dizaines de Palestiniens blessés par des tirs israéliens

Vendredi, 431 Palestiniens ont été soignés pour diverses blessures, dont 98 après avoir été atteints par balles, selon le ministère gazaoui de la Santé.
(crédit photo : AFP)

Vendredi, 431 Palestiniens ont été soignés pour diverses blessures, dont 98 après avoir été atteints par balles, selon le ministère gazaoui de la Santé. (crédit photo : AFP)

Des dizaines de Palestiniens ont été blessés par des tirs israéliens dans la bande de Gaza lors du sixième vendredi consécutif de mobilisation, qui a réuni des milliers de manifestants près de la frontière avec Israël.

Quarante-neuf manifestants ont été tués par les forces israéliennes depuis le début, le 30 mars, d'un mouvement de protestation revendiquant le droit des Palestiniens à retourner sur les terres dont ils ont été chassés ou qu'ils ont fuies à la création d'Israël en 1948.

Vendredi, 431 Palestiniens ont été soignés pour diverses blessures, dont 98 après avoir été atteints par balles, selon le ministère gazaoui de la Santé.

Une épaisse fumée noire s'élevait au-dessus du rassemblement à l'est de la ville de Gaza où des Palestiniens ont brûlé des pneus, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Selon une porte-parole de l'armée israélienne, certains manifestants ont lancé des pierres en direction des soldats.

L'armée a également affirmé que des manifestants avaient tenté de "saboter la barrière de sécurité pour s'infiltrer en Israël". Cette tentative a été "avortée", selon elle, avec l'intervention de soldats sur place.

Chifa Abou Qadous, une Palestinienne de 28 ans, dit venir protester tous les vendredis.

"Nous rentrerons chez nous, aujourd'hui, demain, ou plus tard", assure-t-elle. "Je n'ai pas peur. On ne meurt qu'une fois".

Les Palestiniens de la bande de Gaza, territoire coincé entre Israël, l'Egypte et la Méditerranée, se rassemblent depuis le 30 mars par milliers près de la frontière, surtout le vendredi, dans le cadre de la "Grande marche du retour".

Celle-ci vise aussi à dénoncer le sévère blocus qu'Israël impose depuis plus de dix ans à l'enclave, dirigée par le mouvement islamiste Hamas, auquel l'Etat hébreu a livré trois guerres depuis 2008.

La plupart des manifestants se tiennent à relative distance de la barrière frontalière lourdement gardée par les soldats israéliens. D'autres défient le danger en s'approchant pour lancer des pierres et des engins incendiaires vers les soldats ou tenter de forcer le passage.

Quelque 7.000 Palestiniens ont pris part à la manifestation de vendredi, en différents points le long de la frontière, selon l'armée israélienne.

Cette dernière est en butte aux critiques dénonçant un usage excessif de la force. L'ONU et l'Union européenne ont réclamé des enquêtes indépendantes.

L'armée israélienne, pour qui les manifestants sont instrumentalisés par le Hamas, dit que ses soldats ne tirent à balles réelles qu'en dernier recours, quand les moyens non létaux ont été épuisés, pour parer le danger pour les soldats et les civils israéliens riverains de l'enclave.

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