Mercredi 17 Juillet, 2019

Gary Bodeau prône un "gouvernement de cohabitation"

Gary Bodeau, président de la Chambre des députés/ Photo: Loop Haiti

Gary Bodeau, président de la Chambre des députés/ Photo: Loop Haiti

Le président de la Chambre des députés, Gary Bodeau, plaide en faveur de la formation d’un gouvernement de cohabitation, pour sortir le pays de la crise politique actuelle. Le député de Delmas appelle ce 8 juillet, à un dialogue politique entre les différents acteurs, en vue d’aboutir à un large consensus. Parallèlement, les députés de l’opposition campent sur leur position : « pas de vote d’un cabinet ministériel à la Chambre basse, sans la mise en accusation de Jovenel Moïse ».

Le bruit courait dans les couloirs officiels depuis le weekend écoulé. Remaniement ou formation d’un nouveau gouvernement. Ce lundi, les journalistes ont posé la question au président de la Chambre basse, Gary Bodeau, qui affirme n’être pas au courant d’une telle démarche. Toutefois, le député de Delmas encourage un vrai dialogue entre les acteurs politiques ainsi que les membres de la société civile, où toutes les propositions pourraient être mises sur la table. « Des démarches ont été déjà initiées auprès de certains acteurs », confie Bodeau, appelant l’exécutif ainsi que l’opposition à un dépassement.

 

« Mettre Haïti en premier », c’est ce que souhaite le parlementaire du parti Bouclier. Ce dialogue, selon Gary Bodeau, doit aboutir à un accord politique, qui débouchera par la suite sur la mise en place d’un gouvernement de cohabitation. Le président de la Chambre basse croit que le Premier ministre peut être un membre de la société civile, qui n’est ni proche du PHTK, ni proche de l’opposition radicale. « Mais s’il y a un accord politique entre les deux parties, pourquoi pas un chef du gouvernement issu de l’opposition ? », s’interroge Gary Bodeau.

Les députés de l’opposition quant à eux parlent un autre langage. Sinal Bertrand, député de Port-Salut, réitère la détermination des opposants à empêcher toute tentative de séance au Parlement, au cas où la question de la mise en accusation du chef de l’Etat ne serait pas évoquée.

Introduire la mise en accusation du président Jovenel Moïse au menu de la prochaine séance, le président de la Chambre basse affirme n’avoir aucun problème là-dessus. Pour Gary Bodeau, le Parlement a un rôle important à jouer dans la crise actuelle. Cependant, le parlementaire se prononce contre toute idée de prolonger le mandat des députés, après le deuxième lundi du mois de janvier 2020.

Recevez gratuitement les dernières nouvelles d'Haïti et d'ailleurs directement sur votre téléphone en téléchargeant l'App de Loop News :