Lundi 15 Juillet, 2019

Gary Bodeau appelle à la formation d'un gouvernement d’union nationale

Gary Bodeau, président de la chambre des députés

Gary Bodeau, président de la chambre des députés

Des sénateurs et députés divisés sur les conditions devant conduire à la formation du prochain gouvernement. Alors que certains annoncent qu’ils n’entendent pas participer à la possible administration Moise/Céant, d’autres conditionnent leur vote à des partages de responsabilité. En Effet, le député de la commune de Delmas Garry Bodeau, écarte toute possibilité pour le Premier ministre nommé Jean-Henry Céant d’obtenir la bénédiction de l’assemblée des députés, sans de véritables négociations avec les partis représentés au parlement.

Le parlementaire appelle l’éventuel prochain chef de la primature à former un gouvernement d’union nationale avec l’intégration, bien sûr, des partis politiques ayant des élus au parlement et des acteurs compétents, honnêtes et crédibles de la société civile.

« La coalition politique est légale. Si Jean-Henry Céant pense pouvoir se présenter avec un cabinet composé de personnalités proposées par un petit groupe de secteurs, il n’aura aucune chance », avertit Garry Bodeau revendiquant le droit de ses pairs de vouloir participer au gouvernement.

Le député Bodeau dit ne voir aucun problème qu’un député ou un sénateur propose un ministre.

Garry Bodeau rappelle que le parti de Jean-Henry Céant, Renmen Ayiti a seulement trois (3)  élus à la chambre basse alors que 25 formations politiques ont leurs représentants au parlement. L’une des raisons, pour lui, qui impose des négociations.

Le parlementaire dénonce des pressions exercées par des secteurs qui, dit-il, souhaitent voir le parlement rester à l’écart dans la formation du gouvernement afin contrôler le pouvoir et gérer les juteux contrats.

 

« Ce ne sont pas des gens au parlement qui bénéficient des contrats  de 100 millions de dollars américains. Ce n’est pas nous qui gérons des contrats de distribution de pétrole, justifie l’élu de Delmas.

« Si une personnalité d’un secteur veut avoir la gestion de la direction de la douane, qu’est-ce-qui empêche un fils du peuple d’avoir la même ambitionne ? se questionne le parlementaire.

 « Je ne suis pas membre de Renmen Ayiti, le parti premier ministre nommé, j’ai besoin du pouvoir pour faire construire des routes à Delmas, pour travailler au bénéfice de la population », a martelé Garry Bodeau indiquant les commentaires selon lesquels le parlement doit se mettre  l’écart du  processus de la formation du gouvernement proviennent  d’un groupe d’individus qui veulent mettre le pays sous l’emprise de leurs griffes.

Le président numéro 1 de la chambre basse  dit espérer que Jean Henri Céant qu’il encourage à faire le dépôt de ses pièces sera fixé sur son sort au plus tard la semaine prochaine. 

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