Mercredi 3 Juin, 2020

Foot-Égalité salariale: le syndicat des joueurs soutient les féminines

Megan Rapinoe (c) et ses partenaires de l'équipe américaine championne du monde lors d'une parade à New York, le 10 juillet 2019

Megan Rapinoe (c) et ses partenaires de l'équipe américaine championne du monde lors d'une parade à New York, le 10 juillet 2019

​​​​Le syndicat des joueurs de l'équipe de football masculine américaine a apporté mardi soir son soutien à la sélection féminine dans son combat pour l'égalité salariale et dénoncé les propos du président de la fédération affirmant que les joueuses étaient davantage payées que les hommes.

"Les joueuses de l'équipe nationale féminine méritent un salaire égal et ont le droit d'exercer un recours judiciaire devant les tribunaux ou le Congrès", estime le syndicat dans un communiqué, alors que les joueuses de la sélection ont porté plainte en mars dernier contre leur fédération pour exiger les mêmes salaires que leurs homologues masculins. Une revendication revenue sur le devant de la scène après le quatrième sacre mondial des Américaines début juillet en France.

Le syndicat met également en doute les chiffres avancés par le président de la fédération Carlos Cordeiro, évoquant "une fausse comptabilité". Celui-ci a déclaré lundi, dans une lettre adressée aux membres de la fédération, que les joueuses avaient perçu 34,1 millions de dollars (30,6 millions d'euros) de salaires et primes entre 2010 à 2018, tandis que les joueurs ont reçu 26,4 millions de dollars (23,7 millions d'euros) au cours de la même période.

Ces chiffres n'incluent pas les primes reçues par les sélections américaines pour leurs performances lors des Coupes du monde, la fédération ne pouvant être tenue responsable de la disparité de ces sommes, versées par la Fifa, a précisé Cordeiro. Lorsqu'on inclut ces primes, les membres de l'équipe masculine ont gagné 41 millions de dollars (36,8 millions d'euros), tandis que les femmes ont reçu 39,7 millions de dollars (35,6 millions d'euros), ajoute-t-il.

Entre 2010 et 2018, la sélection féminine a pourtant été finaliste (2011) et victorieuse d'un Mondial (2015) tandis que les hommes ne se sont pas qualifiés pour la Coupe du monde 2018 en Russie.

Molly Levinson, une porte-parole des joueuses, avait qualifié les chiffres cités par Cordeiro de "tout à fait faux" et déclaré que l'inclusion des salaires de la Ligue professionnelle féminine (NWSL) avait gonflé la rémunération. "Mais quand on compare avec les mêmes critères, on voit que les hommes gagnent plus que les femmes", insiste-t-elle

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