Dimanche 8 Décembre, 2019

Festival quatre chemins poursuit son petit bonhomme de chemin

L'écrivain Laurent Gaudé a partagé avec son auditoire, l'extrait bien choisi de son oeuvre "Salina, les trois exils". Photo: Adelson Carvens/ Vidéo: Luckenson Jean/ Loop Haiti

L'écrivain Laurent Gaudé a partagé avec son auditoire, l'extrait bien choisi de son oeuvre "Salina, les trois exils". Photo: Adelson Carvens/ Vidéo: Luckenson Jean/ Loop Haiti

Le jeudi 22 novembre 2018, les fidèles mordus du festival quatre chemins se sont donné rendez-vous pour une troisième journée de lecture, de conférence, d'exposition, mais aussi de danse. Tous, pour un même but, se sont rués vers Yanvalou pour la poursuite de cette activité vieille de 15 ans. 

Au programme de cette journée, l'illustre Laurent Gaudé a entraîné le public avec lui  dans la lecture d'un extrait de son ouvrage titré "Salina, les trois exils", Pascale Jaunay s'est ensuite entretenu avec l'auditoire sur la thématique "Politiques et industries culturelles, et c'est sur un fond de folklore que s'est achevée la soirée.

Dans une ambiance où on pouvait savourer le bruit du silence, l'écrivain Laurent Gaudé a partagé avec son auditoire,  suspendu à ses lèvres, à sa voix et à la tonalité exacte que requérait chaque et chaque phrase, l'extrait bien choisi de son oeuvre "Salina, les trois exils". Ce roman  de littérature francophone édité par Actes sud le 18 octobre 2018, Triptyque qui retrace le destin tragique d’une tribu autour de la vie douloureuse d’une femme, Salina de 15 à 50 ans. La jeune fille, mariée contre sa volonté à Saro, a été chassée pour avoir achevé sur le champ de bataille ce mari dont elle ne voulait pas. Elle a mis au monde un second fils, sans père et né de sa colère, Kwane N’Krumba, qui part la venger. Une tonnerre d'applaudissements a suivi la lecture de l'auteur qui a par la suite cédé sa place à Pascale Jaunay pour sa conférence.

 

Si pour débuter la programmation le public ne faisait qu'assister et écouter les différents intervenants, à la fin de la soirée, intervenants et assistants n'ont fait qu'un. Cela ne saurait être autrement, car, "kot tanbou frape, kretyen vivan pa ka ret chita". C'est en effet sur le "tam tam" tonitruant de tambour que les participants à la 3e journée du festival quatre chemins ont mis fin en beauté à la soirée. Avec "Katabou" ils ont dansé sur le rythme enflammé du banda et quelques autres rythmes du folklore haïtien. Déhanchements, pas de danse délibérés, le public s'en est donné à coeur joie.

Darline Honoré

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