Vendredi 25 May, 2018

Facebook s'inquiète de son influence sur la démocratie

Le groupe Facebook poursuit son examen de conscience entamé après l'élection de Donald Trump à la Maison Blanche en 2016, reconnaissant lundi que les réseaux sociaux pouvaient affaiblir une démocratie et promettant de tout faire pour limiter ces risques.

Ce n'est pas le patron Mark Zuckerberg qui s'est lancé dans une nouvelle salve d'auto-critique du réseau social mais le responsable de l'engagement civique chez Facebook, Samidh Chakrabarti.

"Je n'ignore pas les dommages qu'internet peut causer, même au sein d'une démocratie qui fonctionne bien", a-t-il écrit sur le blog de Facebook, en réponse à sa propre question: "Quels effets ont les réseaux sociaux sur la démocratie?"

Il cite évidemment les fausses informations, les "fake news" qui empoisonnent Facebook depuis plus d'un an, mais aussi les bulles d'information ne soumettant à l'utilisateur que des informations et des avis auxquels il adhère déjà. Il mentionne aussi les messages à caractère haineux ou racistes.

Le sujet qui l'inquiète plus que les autres, c'est l'image que donnent Facebook et les autres réseaux sociaux de l'état de l'opinion. Cette image peut "créer une distorsion dans la perception" qu'ont les politiques de l'avis du public.

Certains utilisateurs s'expriment davantage que d'autres et se rendent ainsi plus visibles, ce qui peut amener les élus à surestimer leur poids dans la population.

"Si les politiciens confondent l'avis d'une minorité avec celui de la majorité, cela peut entraîner de mauvaises décisions", prévient M. Chakrabarti.

Face à ces préoccupations, Facebook liste une série de mesures déjà connues et censées atténuer les dérives de sa plateforme.