Lundi 16 Septembre, 2019

Evans Paul, préoccupé par la caravane de Jovenel Moise

Montage photo avec Jovenel Moïse et Evans Paul

Montage photo avec Jovenel Moïse et Evans Paul

Intervenant à l’émission « Invité du Jour » sur Radio Vision 2000, ce lundi 15 mai 2017, l’ancien Premier ministre Evans Paul, allié de PHTK, se dit préoccupé par la caravane changement du président Jovenel Moïse.

Après un long silence observé depuis l’investiture de Jovenel Moïse au Palais national, l’ancien Premier ministre de Michel Martelly, Evans Paul s’est confié ce lundi 15 mai 2017 sur quelques sujets d’actualité au micro de la journaliste Marie-Lucie Bonhomme sur les ondes de la radio Vision 2000.

Interrogé notamment sur son appréciation de la caravane changement, première action majeure du président Jovenel Moïse, le leader politique dit exprimer certaines préoccupations face à l’initiative, du moins dans le modus operandi.

Celui qui se présente comme un « allié indépendant » de PHTK, se dit favorable à une approche structurelle plutôt que conjoncturelle des choses. « Je réfléchis sur la manière de faire. » Tonne, Evans Paul,  avant d’ajouter : « globalement en tant qu’ancien Premier ministre, je sais qu’il y a un plan agricole 2010-2025 ; je sais qu’il y a 44 fermes agricoles qui ne sont pas bien exploitées pour des raisons diverses, d’autant qu’il y a beaucoup d’organismes de développement régionaux dont ODVA, ODPG, ODNO, ODEN, etc. »

L’ancien secrétaire général de la Konvansyon Inite Demokratik (KID) avance, chiffre à l’appui, que le pays compte environ 900 000 hectares de terres non irrigués, si la caravane parvient à irriguer 50 000 dans chaque département, au regard de l’objectif fixé dans l’Artibonite, l’initiative ne parviendra à toucher que 450 000 hectares, calcule-t-il.

Fidèle à sa démarche et se positionnant en « homme d’Etat », l’ancien Premier ministre, dit identifier un déficit de gestion structurelle au niveau de l’Etat au bénéfice du conjoncturel. Il avise que la caravane changement est, en effet, calquée d’un projet entamé sous l’ancien président Dumarsais Estimé dont l’objectif était d’irriguer 50 000 hectares mais seulement 30 000 l’ont été avant son départ forcé du pouvoir.

Se questionnant aussi, sur les retombées de la caravane, l’ex maire de Port-au-Prince, dit constater une « absence d’imagination » et une « absence de réflexe de continuité » dans les agissements  des acteurs publics, ce qui n’échappe pas à Jovenel Moïse tout en reconnaissant dans sa démarche une « manifestation de volonté politique. » Pour lui, « quand un président pose une action, il ne doit pas être limitée dans le cadre de son mandat. »

Evans Paul, appelé aussi K-Plim, plaide pour la continuité dans l'Etat et l'intégration de l'Université dans les grandes décisions devant engager la nation.

 

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