Lundi 26 Août, 2019

Étudiants en grève de faim à l’ENS : la situation s’aggrave

La direction de l’École Normale Supérieure tient bon. Les trois étudiants aussi. Depuis environ une semaine, ces derniers ont entamé une grève de la faim. Le but ? Leur réintégration et celui de 14 autres camarades expulsés « arbitrairement », disent-ils, de l’ENS. Cette semaine, trois autres étudiants, Jerome Johnny, René Joseph et Edmond Mackenson doivent grossir leur rang.

Guéry Desir, étudiant en sciences sociales a hier dénoncé que la direction se soit « associé a un petit groupe de professeur » pour en finir avec les étudiants qui « demandent des comptes », « exigent de savoir où est passé l’argent de la cafeteria », « le bus qu’ils devaient acheter », « la génératrice »…

Il déplore une tentative « d’orientation » de « l’opinion publique » de la part des autorités de l’institution qui ont « expliqué » que « nous ne faisons pas cette grève de faim pour notre réintégration, mais pour une nomination. La rectification que nous aimerions apporter est ceci, a-t-il continué : bien que ce soit la nomination qui a mené à cette situation aujourd’hui, mais cette grève de faim a pour objectif la réintégration des 17 camarades tombés sous la sanction de l’École Normale Supérieure. Une sanction que nous jugeons arbitraire ».

« Nous n’allons pas lever la grève avant le fléchissement de la direction », a conclu Guéry Desir.

Le recteur de l’Université de l’État d’Haïti, Fritz Deshommes, a assuré la semaine dernière être « au courant et en consultation avec les dirigeants concernés ». Quant à l’épine dorsale du problème, les stages et nominations des étudiants de l’ENS, Fritz Deshommes veut « abord[er] la question de manière globale ».

« Une des premières démarches que nous avons faites comme conseil exécutif a été d’écrire tous les ministères pour les rappeler que nous sommes l’Université d’État », a alors expliqué le recteur de l’UEH. « Nous formons des gens, nous effectuons des recherches, pas pour nous, mais pour le pays. Et que, la question de stages et des emplois… ils devraient faire appel à nous en premier. Parce que, si nous voulons voir le pays avancer, si nous voulons voir le pays développer et bien le comprendre, il y a une relation plus étroite qui doit être établie avec l’Université d’État ».

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