Mardi 20 Août, 2019

Esther Grégoire, championne du concours de plaidoirie du BDHH 2019

Esther Grégoire, étudiante finissante en science juridique à la Faculté de Droit et des Sciences Économiques,la lauréate du « Prix BDHH » 2019.

Esther Grégoire, étudiante finissante en science juridique à la Faculté de Droit et des Sciences Économiques,la lauréate du « Prix BDHH » 2019.

Esther Grégoire, étudiante finissante en Science juridique à la Faculté de Droit et des Sciences Économiques, a remporté la 4e édition du concours de plaidoirie sur les droits humains du Bureau des Droits Humains (BDHH), le vendredi 22 mars, à la Cours de Cassation. La jeune oratrice succède, avec haute estime du jury, au gagnant de la 3e édition du concours, Donovald Charles.

Si l’éloquence est l’art de persuader et de convaincre par la parole, Esther Grégoire a su convaincu les cinq jurés du Conseil du concours de plaidoirie du Bureau des Droit Humain en Haïti (BDHH) que celle-ci peut doit être d'abord au service de causes nobles. En effet, en traversant les différentes étapes du concours, cette jeune débatteuse de 25 ans a mis sous les projecteurs ses capacités à défendre les sujets sensibles et d’intérêts publics.

« Pour ou contre la guerre juste ; Pour ou contre les frontières ; Pour ou contre la pénalisation de la prostitution ; Ou bien, l’encadrement de la liberté de la presse ; Pour ou contre, la responsabilité de l’Etat dans les catastrophes naturelles ; le droit de grève pour les personnels médicaux… Ou encore, pour ou contre, le droit d’ingérence » ont été les sujets sur lesquels les débatteurs devraient non seulement produire des réflexions critiques mais aussi étayer des arguments pour convaincre le jury et le public.

Dans une suite de semi-finales tournée autour de « l’importance de l’existence du Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ) ? ; Peut-on être partie civile ou non dans le procès Petrocaribe ? » opposant successivement Esther Grégoire à Sondernyse MICHEL et Jerry Syverain à Nem Jean Baptiste, le public majoritairement composé d’étudiants et de juristes, a assisté à des joutes contradictoires où la parole a créé l’émoi, touché la sensibilité.

En finale, les adversaires étaient presqu’à égalité. Mais Esther Grégoire a remporté le litige sur son contradicteur Jerry Syverain, qui lui aussi a été un extraordinaire orateur pour cette 4e édition de débat contradictoire. L’ancienne élève du collège de Catherine Flon a forgé ses arguments sur : « La violence dans les luttes sociales ».

Elle a pris position ''pour'', en argumentant avec ardeur ce que devrait être la position légale dans les luttes des classes sociales, tout en prenant en exemple les deniers évènements populaires de l'opération "Pays Lock''.

 

Esther, un modèle de détermination

Éliminée à la deuxième phase des joutes oratoires de la 3e édition remportée par Donovald Charles, Esther Grégoire a fait montre de persévérance. ''J’avais déjà commencé à me préparer pour l’édition de 2019 dès le moment même où j’ai été exclue en 2018 '', explique-t-elle. Pour elle, c’était une question d’orgueil et il fallait se surpasser.

La 1ère lauréate du concours de textes sur les droits humains de 2018 de l’OPC dit embrasser une cause pour matérialiser ses plaidoiries. « A partir de mon travail de professeur, j’ai appris à apprécier et à aider les enfants. En participant au concours d’écriture sur les droits humains de l’OPC, j’ai découvert que les droits de l’homme sont devenus une nouvelle passion pour moi. Ainsi, j’ai intégré le secteur de la défense des femmes et des enfants », raconte-t-elle, satisfaite.

Un concours prestigieux qui émerge des talents

Dans son discours, la Secrétaire générale du BDHH Pauline Lecarpentier a souligné que ce concours ‘’est l’occasion de dépasser l’écume des choses pour se plonger dans la complexité du monde, des mondes’’. Il a pour objectif de proposer des temps de réflexions approfondies sur les thématiques débattues et permettre parallèlement au grand public de découvrir les talents émergents de l’art oratoire dans le domaine du droit en Haïti.

Et comme l’a si bien dit Lecarpentier, « ces jeunes qui débattent, qui se questionnent, qui s’affirment, forment déjà l’avenir ». « Ce sont eux qui composeront le système judiciaire dans quelques années… l’un, ou l’une d’entre eux sera peut-être le prochain maître des institutions qu’ils viennent de mettre en cause », a-t-elle ajouté.

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