Samedi 25 Janvier, 2020

Enquête russe: l'ex-chef de campagne de Donald Trump devant la justice

Paul Manafort, ex-chef de campagne de Donald Trump, à Washington le 15 juin 2018

Paul Manafort, ex-chef de campagne de Donald Trump, à Washington le 15 juin 2018

Accusé de fraude fiscale et de blanchiment, l'ex-chef de campagne de Donald Trump, Paul Manafort, comparaît mardi devant un juge en ouverture du premier procès découlant de l'explosive enquête russe, cible des foudres du président américain qui dénonce sans relâche une "chasse aux sorcières".

Ancien collaborateur des républicains Ronald Reagan et Bob Dole, ex-représentant de sulfureux dirigeants étrangers, il a pris la tête de la campagne de Donald Trump entre mai et août 2016.

Il porte en effet sur des faits antérieurs au passage de Paul Manafort à la tête de l'équipe Trump.

A 69 ans, Paul Manafort est accusé de blanchiment ainsi que de fraudes fiscale et bancaire liés à ses activités de lobbyiste pour l'ex-président ukrainien Viktor Ianoukovitch, soutenu par Moscou, et deux partis pro-Ianoukovitch, jusqu'en 2015. Des faits mis à jour par Robert Mueller à la faveur de son enquête russe.

Son procès doit démarrer avec la sélection des douze jurés à 10H00 (14H00 GMT) mardi à Alexandria, près de Washington et devrait durer trois semaines.

Alors que l'ire du président va crescendo contre les investigations de Robert Mueller, ce procès ultra-attendu embarrasse la Maison Blanche.

- Espoir d'une grâce ? -

Parmi la trentaine d'individus déjà visés par le procureur spécial, dont une majorité de Russes, Paul Manafort est le seul Américain à avoir refusé de passer un accord avec la justice pour éviter un procès.

Il estime peut-être que ce procès lui permet de préserver "ses chances d'obtenir une grâce" présidentielle, explique-t-il à l'AFP. En attendant cette perspective encore improbable, l'ancien lobbyiste fait face à un procès "extrêmement difficile", poursuit-il.

Même si seulement l'un des chefs était retenu, Paul Manafort pourrait être envoyé en prison "pendant jusqu'à une décennie", selon Jonathan Turley.

- "Conflits d'intérêt"-

Il avait été écroué en juin pour tentative de subornation de témoin. A l'époque, Donald Trump avait dénoncé une "peine sévère".

Recevez gratuitement les dernières nouvelles d'Haïti et d'ailleurs directement sur votre téléphone en téléchargeant l'App de Loop News :