Vendredi 20 Septembre, 2019

Edmond condamne "l'attaque" contre l'ambassade de France en Haïti

Façade de l'ambassade de France / Photo: Luckson Saint-Vil

Façade de l'ambassade de France / Photo: Luckson Saint-Vil

"Je condamne l’attaque perpétrée hier contre les locaux de l'ambassade de France [à Port-au-Prince, ndlr]", a tweeté ce lundi 10 juin, le ministre haïtien des affaires étrangères, Bocchit Edmond.

La sortie du chancelier haïtien intervient 24 heures après la journée de mobilisation générale organisée à Port-au-Prince et dans d'autres villes de province pour exiger le départ du président Jovenel Moïse indexé dans le rapport final de la Cour des comptes sur la gestion des fonds Petrocaribe et la tenue du procès sur cette affaire. Des milliers de personnes ont pris part à ces mouvements de protestation.

Dans la capitale, précisément dans l'air de Champs-de-Mars, une situation de tension s'est développée dans l'après-midi alors qu'une partie de l'immense foule tentait de se diriger vers le Palais présidentiel situé à quelques pas de la place. La police a dû intervenir à coups de gaz lacrymogène pour dissuader les manifestants qui, lançaient, pour la plupart, des pierres en direction des forces de l'ordre.

 

Dans la foulée, plusieurs immeubles se trouvant dans l'aire de Champs-de-Mars ont été les cibles des protestataires en colère. Pillage, incendie. L'ambassade de France à Port-au-Prince, entre autres, n'a pas été épargnée. "Je condamne l’attaque perpétrée hier contre les locaux de l'ambassade de France [à Port-au-Prince, ndlr]", a réagi ce lundi le ministre haïtien des affaires étrangères, Bocchit Edmond, dans un tweet.

"Je veux réitérer le caractère inviolable des biens meubles et immeubles des Missions diplomatiques", a soutenu Edmond sur Twitter. Le diplomate haïtien a informé avoir, après l'incident, "un entretien téléphonique avec l’Ambassadeur de France pour lui exprimer les regrets du gouvernement haïtien".

Il faut rappeler qu'en février dernier, lors de la série de manifestations antigouvernementales du mouvement baptisé "Pays lock", un scénario pareil s'était déroulé dans l'aire du Champs-de-Mars. Cette fois, c'était l'ambassade du Pérou la cible d'un groupe d'individus. Des rumeurs laissaient même croire que plusieurs des auteurs auraient été abattus à l'intérieur des locaux de l'ambassade.

Raoul Junior Lorfils

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