Mardi 12 Novembre, 2019

Deux surveillants retenus en otage à la prison de Condé-sur-Sarthe

Le centre pénitentiaire de Condé-sur-Sarthe le 6 mars 2019. AFP / JEAN-FRANCOIS MONIER

Le centre pénitentiaire de Condé-sur-Sarthe le 6 mars 2019. AFP / JEAN-FRANCOIS MONIER

Un détenu de Condé-sur-Sarthe retenait en otage deux surveillants mardi en début de soirée (Orne) dans cet établissement où un prisonnier radicalisé avait attaqué deux surveillants début mars, a-t-on appris de sources concordantes.

Ce détenu, Francis Dorffer, a pris en otage les deux surveillants au moment des repas entre 18H30 et 19H00, selon une source proche du dossier.

D'après Emmanuel Baudin, secrétaire régional FO pénitentiaire, ce détenu, "coutumier du fait", retient deux surveillants, dont une stagiaire, dans une coursive de cette prison qui accueille des détenus particulièrement dangereux, radicalisés ou posant des problèmes de discipline.

"Le détenu n'est pas radicalisé. Visiblement il a une arme artisanale, un pic", a déclaré M. Baudin à l'AFP.

La Direction de l'administration pénitentiaire (DAP) a, de son côté, indiqué qu'une prise d'otages était en cours sans donner plus de détails, précisant seulement qu'une cellule de crise avait été activée au ministère de la Justice.

Le 5 mars, Michaël Chiolo, qui purgeait une peine de 30 ans de réclusion à Condé-sur-Sarthe pour un crime de droit commun, avait poignardé deux surveillants avec un couteau en céramique.

Ce détenu de 27 ans s'était ensuite retranché avec sa compagne pendant près de 10 heures dans une unité de vie familiale de la prison.

Après des tentatives de négociations, les forces d'élite de la police avaient lancé l'assaut, blessant l'assaillant et tuant sa compagne Hanane Aboulhana.

Cette nouvelle agression commise par un détenu radicalisé avait provoqué un mouvement de mobilisation dans les prisons françaises et conduit la DAP à renforcer les mesures de sécurité dans l'établissement.

M. Chiolo, qui n'avait pu être entendu par les enquêteurs en raison de ses blessures, a été mis en examen le 29 avril près de trois mois après les faits par un juge antiterroriste.

Quatre de ses codétenus à Condé-sur-Sarthe (Orne) avaient déjà été mis en examen le 22 mars dans le cadre de cette enquête, dont Jérémy Bailly, membre de la filière jihadiste de Cannes-Torcy.

Recevez gratuitement les dernières nouvelles d'Haïti et d'ailleurs directement sur votre téléphone en téléchargeant l'App de Loop News :