Mardi 12 Novembre, 2019

Détentions déplorables de migrants aux USA, plus vieilles que Trump

Migrants haïtiens à Guantánamo. AP Photo / Chris O'Meara

Migrants haïtiens à Guantánamo. AP Photo / Chris O'Meara

Le président américain Donald Trump continue de défendre sa politique migratoire en dépit du fait qu’elle soit largement critiquée partout dans le monde. Le dernier tollé en date est la pratique « zéro tolérance » consistant à séparer « plus de 2300 mineurs arrachés à leurs parents sans papiers », comme l’ont rapporté plusieurs journaux dont le figaro en juin dernier.

Le président Trump a estimé en effet que « c'était la seule option possible pour lutter efficacement contre l'immigration clandestine ».

Dans les faits, cette méthode constitue une vielle habitude de la part de gouvernements américains - démocrates ou républicains. Donc ce que réalise l’administration de Trump n’est aucunement une grande première.

En effet, The Conversation le rappelle dans un texte publié le 28 juin 2018 : « Au début des années 1990, les présidents George HW Bush et Bill Clinton ont autorisé la détention indéfinie de réfugiés haïtiens dans la base navale de Guantanamo, que les États-Unis entretiennent dans le sud-est de Cuba […] ».

L’on précise qu’à cette époque, plusieurs migrants haïtiens avaient laissé le pays par peur du règne de la « terreur » survenu après le coup d’état ayant donné naissance au départ de l’ex-président Jean Bertrand Aristide au pouvoir en 1991.

« Le chef putschiste Raoul Cedras et les forces militaires et paramilitaires ont mené un règne de terreur contre les civils, en utilisant des tactiques telles que les disparitions, la torture, le viol et les massacres », écrit le média indépendant qui précise, en outre, que les États-Unis se sont emparés de « 37 000 Haïtiens » durant cette même année-là.

Par ailleurs, l’on rajoute que « […] des dizaines de milliers de réfugiés ont quitté les côtes d'Haïti sur des bateaux partant vers n'importe où, cherchant la sécurité. Plutôt que de leur permettre d'atteindre les côtes américaines, le président Bush a envoyé des navires de la Garde côtière dans les eaux internationales pour les interdire et les transporter dans un camp de fortune à Guantanamo ».

Guantanamo représente, pour certains, une forme de torture infligée par les États-Unis aux migrants. Le dernier espoir des migrants à l’époque a été le candidat à la présidence démocrate Bill Clinton qui, tout au long de sa campagne, a grandement critiqué le camp de détention. En revanche, il l’a préféré maintenu à son arrivée au pouvoir, au détriment des migrants.

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