Mercredi 2 Décembre, 2020

Des professeurs de l’UEH condamnent le « crime » du doyen Blot

Le doyen de la Faculté d'Ethnologie Jean-Yves Blot

Le doyen de la Faculté d'Ethnologie Jean-Yves Blot

Ils exigent « l’arrestation immédiate du nommé Jean-Yves Blot et de tous ses complices jouissant de la pleine impunité par la complaisance des autorités concernées ». 

La crise à la Faculté d’Ethnologie n’a pas fini de semer des controverses dans le milieu académique et dans les médias. Jean John Rock Gourgueder, étudiant sur lequel une voiture conduite par le doyen Jean-Yves Blot « a roulé » lundi 12 juin est hospitalisé depuis pour les soins que nécessite son cas. « C’est regrettable ce qui s’est passé », a confessé le doyen au Nouvelliste, déclarant n’avoir pas fait exprès.

Ce n’est que très tard, jeudi 15 juin, que le Rectorat est sorti de son mutisme pour annoncer « la formation d’une commission d’enquête chargée de faire la lumière autour de l’incident malheureux [...]. »

Mais nouveau rebondissement : des professeurs de l’Université d’Etat d’Haïti en « condamnent avec la plus grande rigueur le crime que Jean-Yves Blot, doyen de la Faculté d’Ethnologie, a perpétré contre l’étudiant Jean John Rock Gourgueder. »

Sous couvert d’un communiqué de presse, ces professeurs regroupés au sein de la Cellule de Réflexion pour la Nouvelle UEH (CRNU) et le Syndicat du Corps Enseignant de l’UEH (SCE/UEH) témoignent leur « solidarité à l’étudiant victime jusque-là hospitalisé » pendant qu’ils dénoncent « la complaisance et à la complicité de la Justice et de la Police nationale d’Haïti à l’égard du doyen fautif. »

Le texte, signé entre autres par les professeurs Luné Roc Pierre Louis et Edric Richard Richemond demande « l’arrestation immédiate du nommé Jean-Yves Blot et de tous ses complices jouissant de la pleine impunité par la complaisance des autorités concernées » mais aussi « la poursuite judiciaire contre tous les auteurs et les complices de la corruption et de l’administration malsaine au rectorat de l’UEH ».

Car l’explication que proposent la CRNU et le SCE/UEH du « drame du lundi 12 juin 2017 » va plus loin. Ils évoquent « une série d’autres événements aussi graves tels que : la mise en place d’un Conseil exécutif de l’UEH avec une élection frauduleuse; les exactions de ce Conseil illégitime et illégal avec des sanctions massives sans référence légale contre des étudiants, des professeurs et des membres du personnel administratif; la gabegie administrative et la corruption dont se font complices le recteur de facto et ses collaborateurs immédiats comme le révèlent les dénonciations publiques du vice-recteur aux affaires académiques de facto. […]. »

Pour eux, ce « Conseil exécutif de facto et contesté qui ne fait que prolonger la prise en otage de l’UEH ». Ils exigent ainsi son « départ » et « sa destruction pure et simple » et réclament « la formation d’un Conseil exécutif de transition en vue de refaire le visage de l’institution, d’initier sa réforme et sa transformation réelle et de répondre aux desiderata de chaque corps constitué de l’UEH et des attentes de nation et de la société. »


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