Lundi 18 Novembre, 2019

Des journalistes exigent justice et réparation pour Dieu-Nalio Chéry

Crédit photo: Valerie Baeriswyl / K2D

Crédit photo: Valerie Baeriswyl / K2D

L’union des journalistes photographes haïtiens et le Kolektif 2 Dimansyon - « K2D » condamnent l’agression dont a été victime leur confrère Dieu-Nalio Chery, lundi au Parlement. Ces regroupements de photojournalistes réclament justice, dédommagement et réparation pour le photographe d’Associated Press.

Deux (2) notes pour dénoncer et condamner un acte qualifié d'inacceptable par plus d'un. Blesser par balles un journaliste photographe en plein exercice de sa profession est « une action malhonnête, irresponsable et révoltante », estime l’Union des Journalistes Photographes haïtiens qui exige "dédommagement et réparation sans condition" au profit de leur confrère Dieu-Nalio Chéry.

Le « Kolektif 2 Dimansyon », lui aussi, condamne "avec véhémence" cette agression. K2D invite en ce sens le Parquet de Port-au-Prince et le bureau du Sénat à se saisir des faits pour que justice soit rendue à Dieu-Nalio Chery. « L’information libre et fiable, pilier de toute démocratie, ne va pas sans des institutions fortes, capables de contrer les dérives qui entravent le travail des professionnels de la presse », écrit le collectif.

Pour ce regroupement de journalistes, de photojournalistes et de journalistes reporteurs d’images, l’agression subie par Dieu-Nalio Chéry laisse pour la victime "des dommages physiques et forcément psychologiques". Dans la foulée, le KD2 invite leur confrère  à porter plainte devant la justice.

Rappelons que le photojournaliste de l’Associated Press a été blessé par balles hier lundi 23 septembre, sur la cour du Parlement où des échauffourées se sont éclatées entre parlementaires proches du pouvoir et militants de l’opposition. Cette situation de tension a été provoquée, après une deuxième tentative du bureau du Sénat de réaliser la séance de ratification de l’énoncé de politique générale du Premier ministre nommé Fritz William Michel.

Le journaliste s'est exprimé quelques heures plus tard sur son compte Facebook pour dire qu'il ne courait aucun risque, selon l'avis des médecins. Dans son message, il a remercié tous ceux lui ayant envoyé des mots de support après cette expérience combien traumatisante. "Je ne peux pas beaucoup parler. J'ai besoin d'un peu de repos", avait-il conclu.

24 heures après l'incident, aucune note officielle du gouvernement. Entretemps, la photo du sénateur du Nord, Jean Marie Ralph Féthière, armes à feu en main, circule sur les réseaux sociaux,et fait la Une de plusieurs grands médias étrangers.

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