Lundi 21 Octobre, 2019

Des milliers de manifestants aux Etats-Unis pour défendre les droits des femmes

Des manifestants à la "Marche des femmes", le 19 janvier 2019 à New York

Des manifestants à la "Marche des femmes", le 19 janvier 2019 à New York

Des dizaines de milliers de manifestants ont défilé samedi aux Etats-Unis pour défendre les droits des femmes rognés, selon eux, par l'administration de Donald Trump. Mais cette troisième édition de la "Marche des femmes" est marquée par les divisions au sein du mouvement sur fond d'accusations d'antisémitisme.

A la veille du second anniversaire de l'investiture du président républicain, plusieurs dizaines de milliers de personnes ont participé au rassemblement principal aux abords de la Maison Blanche à Washington, alors que le président était en déplacement hors de la capitale fédérale.

Cette année, les rassemblements dénonçaient aussi la séparation des familles de clandestins arrêtés à la frontière mexicaine, le mur frontalier anti-immigration réclamé par M. Trump que l'opposition démocrate refuse, un conflit qui provoque la fermeture partielle des administrations fédérales depuis le 22 décembre.

Le mouvement "a commencé comme une manifestation contre Donald Trump mais désormais c'est plutôt pour la reconnaissance des problèmes rencontrés par les femmes dans le monde", a déclaré à l'AFP Ann-Carolyn, 27 ans, qui manifestait à Washington pour soutenir Planned Parenthood, la principale organisation de planning familial.

- Signe d'unité -

"L'année dernière, nous avons mis notre puissance dans les élections et cette année nous devons mettre cette puissance au service de la politique", a-t-elle lancé devant la foule où elle comptait de nombreux partisans, en promettant le dépôt d'un projet de loi sur l'Egalité des droits.

En signe d'unité, elle s'est exprimée dans les deux rassemblements.

La militante américano-palestinienne Linda Sarsour, autre co-présidente de la "Marche", a réfuté les accusations en assurant que l'organisation existait "pour combattre le sectarisme et la discrimination dans toutes ses formes --dont l'homophobie et l'antisémitisme".

"Dans un grand mouvement, il y a toujours des désaccords", a expliqué à New York Kristen Morrissey, âgée de 42 ans et mère de quatre enfants, assurant qu'il y avait "beaucoup plus de points d'accord que de désaccord" entre les deux organisations.

A Washington, Medea Benjamin, responsable de l'association pacifiste Codepink, a réfuté les accusations contre les dirigeantes de la "Marche" qui, selon elle, "ont été accueillantes, aimantes et ouvertes depuis le début" du mouvement.

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