Mercredi 20 Novembre, 2019

Grève de faim d'un groupe d'étudiants pour exiger le départ de Moïse

Photo: Gazette photo

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Depuis dimanche dernier, une quinzaine d'étudiants issus de l'Université d'Etat d'Haïti (UEH) et du privé, ont entamé une grève de faim illimitée. Ces universitaires conditionnent la levée de la grève par la démission du président de la République, Jovenel Moïse. 

Ils sont ous allongés pour la plupart sur des draps installés dans une salle de cours située non loin du décanat de la Faculté de droit et des sciences économiques (FDSE), à la rue Oswald Durant. Rassemblés autour de la structure dénommée « Regwoupman Etidyan Ayiti », ces étudiants entament cette grève de faim "illimitée", en signe de solidarité aux mouvements de protestation populaire pour réclamer le départ de Jovenel Moïse.

 

« Nous sommes ici depuis dimanche. Cette grève sera levée après la démission du Chef de l’Etat », a précisé l’un des universitaires grévistes. Après le départ de Jovenel Moïse, ils souhaitent la mise sur pied d’un gouvernement de transition qui durera trois (3) ans. Les protestataires précisent que cette transition aura pour responsabilités d’aborder les questions liées notamment à l’insécurité, la réforme constitutionnelle, la tenue du procès Petrocaribe ainsi que l’organisation des élections.

Par ce mouvement, ces jeunes veulent aussi dénoncer la corruption, l’impunité et la misère qui règnent en Haïti. Pour eux, le système tant critiqué, doit être chambardé, et favoriser la refondation d’un nouvel Etat. Jusqu’à ce mardi en milieu de journée, les protestataires n’ont bénéficié d’aucune prise en charge de la part des autorités sanitaires. Dans une intervention dans la presse ce mardi, l’un des protestataires a rapporté que l’état de santé de l’un de ses collègues commençait à se dégrader.

« Depuis ce mardi matin, l’un des étudiants souffre d’un malaise », a-t-il informé.

Cette exigence de ce regroupement d’étudiants arrive à un moment où le président de la République ne semble pas prêt à quitter son poste, malgré les contestations. Lors d’une conférence de presse tenue ce mardi 15 octobre au Palais national, le chef de l’Etat a réitéré sa détermination de continuer son quinquennat envers et contre tous.

Même s’il admet que les revendications de la population sont légitimes, Jovenel Moïse accuse ce qu’il appelle « les gardiens et les héritiers du système » qui, dit-il, sont mécontents suite à la résiliation de certains contrats juteux. Devant les caméras des journalistes, le chef de l’exécutif a, une fois de plus, réitéré son appel au dialogue, afin de sortir Haïti de cette grave crise.    

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