Mercredi 19 Juin, 2019

Des Etats de la CARICOM contre l’ingérence dans la crise au Venezuela

Plusieurs pays de la Communauté des Caraïbes (CARICOM) ont annoncé qu'ils ne souhaitaient pas s'immiscer dans les affaires politiques du Venezuela, mais offriraient un soutien médiateur aux pays actuellement en conflit.

Les Chefs de gouvernements des pays suivants : Barbade, Antigua-et-Barbuda, Belize, la Dominique, Jamaïque, Montserrat, Saint-Kitts-et-Nevis, Sainte-Lucie, Guyane, Saint-Vincent-et-les Grenadines et Trinité-et-Tobago et les ministres des Affaires Etrangères de la Grenade et du Suriname se sont joints via une réunion, par vidéoconférence jeudi, à l’issue de laquelle ils ont défini leur position face à la grave crise qui sévit au Venezuela dans un communiqué.

Selon ledit communiqué, les chefs de gouvernement suivent de près la situation insatisfaisante actuelle en République bolivarienne du Venezuela.

Ils se sont déclaré "gravement préoccupés" par le sort tragique du peuple vénézuélien et par la volatilité croissante de la situation engendrée par les événements récents qui pourraient entraîner de nouvelles violences, des affrontements, une rupture de l’ordre public et de plus grandes souffrances pour le peuple du pays.

Tout en reconnaissant le désordre qui se déroule actuellement au Venezuela, les dirigeants des Caraïbes ont déclaré qu’ils ne s’immisceraient pas.

" Les chefs de gouvernement ont réaffirmé leurs principes directeurs de non-ingérence dans les affaires des États, de respect de la souveraineté, d'adhésion à la règle de droit et de respect des droits de l'homme et de la démocratie."

Les dirigeants ont rappelé que la crise politique de longue date, exacerbée par les récents événements, ne peut être résolue de manière pacifique que par un dialogue constructif.

Ils se portent garants pour faciliter un – possible –  dialogue entre toutes les parties pour résoudre l'aggravation de la crise et ont appelé la communauté internationale et locale à ne plus aggraver la situation.

" Les chefs de gouvernement ont appelé les forces extérieures à s'abstenir de tout faire pour déstabiliser la situation et ont souligné la nécessité de prendre du recul et ont appelé tous les acteurs, internes et externes, à éviter des actions qui aggraveraient une situation déjà explosive au détriment de la population de la République bolivarienne du Venezuela et qui pourraient avoir des conséquences négatives d'une portée considérable pour la région au sens large. "

Réaffirmant leur attachement aux principes de l'article 2 (4) de la Charte des Nations Unies, qui invite les États membres à s'abstenir de la menace ou de l'emploi de la force et de l'article 21 de la Charte de l'Organisation des États américains qui parle d'inviolabilité territoriale, les chefs de gouvernement ont souligné qu'il importait que les Caraïbes restent une zone de paix.

Ils ont convenu que le président de la Conférence, M. Timothy Harris, Premier ministre de Saint-Kitts-et-Nevis, souhaiterait une réunion urgente avec le Secrétaire général des Nations Unies pour solliciter l'assistance de l'ONU afin de résoudre le problème.

Parallèlement, Haïti comme membre de la CARICOM va dans le sens opposé par rapport à cette prise de position de ces gouvernements en choisissant de " reconnaître Juan Guaido " comme président légitime du Venezuela. Dans les faits, le gouvernement haïtien s'est rallié à 15 autres pays pour adopter une déclaration en faveur de l'auto-proclamé président du Venezuela à l'OEA. 

Lisez le communiqué sur CARICOM Today

Recevez gratuitement les dernières nouvelles d'Haïti et d'ailleurs directement sur votre téléphone en téléchargeant l'App de Loop News :