Dimanche 16 Décembre, 2018

Des écoliers manifestants ferment des bureaux publics à Petit-Goâve

Des écoliers manifestants ferment des bureaux publics à Petit-Goâve / Crédit: Guyto Mathieu

Des écoliers manifestants ferment des bureaux publics à Petit-Goâve / Crédit: Guyto Mathieu

Des élèves du Lycée Faustin Soulouque de Petit-Goâve ont pris les rues aujourd’hui pour manifester contre l’absence d’enseignants dans leurs salles de classe depuis une semaine. Ils ont perturbé le fonctionnement d'autres institutions scolaires et fermé de force des bureaux publics.

Il y a huit jours, des enseignants du Lycée Faustin Soulouque de Petit-Goâve sont entrés en grève pour réclamer du ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP), leurs arriérés de salaire, de meilleures conditions de travail et la régularisation du statut de certains d’entre eux jusqu’ici non nommés.

Tout d’abord, les enseignants avaient lancé un ultimatum aux autorités. La date écoulée, pour manifester et montrer leur colère face au non-respect des promesses du Gouvernement à leur égard, ces enseignants persistent et jurent de continuer leur mouvement jusqu’à ce que les autorités entendent raison et satisfassent à leurs revendications.

Ce lundi 26 février 2018, c’est au tour des élèves de cette institution de prendre les rues pour manifester contre le fait que depuis une semaine, ils n’ont pas de professeurs dans leurs salles de classe, alors que certains se préparent à subir des examens d’État cette année.

Dans leur protestation, ils sont allés jusqu’à perturber le fonctionnement d’autres institutions scolaires, dont l’École fondamentale d’application, Centre d’appui pédagogique (EFACAP) situés tout près des leurs et procédé, de force, à la fermeture de plusieurs bureaux publics notamment celui du bureau communal de la Direction générale des impôts, du Ministère des Affaires sociales et du Travail (MAST) et du Ministère de l’Économie et des Finances (MEF) », rapporte Guyto Mathieu, journaliste et conseiller pédagogique de l’EFACAP.

« Ils ont contraint les responsables des établissements privés à relâcher leurs élèves et ont réussi aussi à bloquer la circulation au niveau de certaines rues de la commune », a-t-il ajouté, soulignant que les élèves ne réclamaient pas seulement que les enseignants reviennent, mais aussi que l’État réponde aux exigences de ces derniers.

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