Mardi 20 Août, 2019

Des acteurs rejettent le BINUH, la nouvelle mission de l’ONU en Haïti

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Le Conseil de sécurité des Nations unies a créé, mardi 25 juin 2019, la prochaine mission onusienne politique devant s'établir en Haïti à partir d'octobre 2019, au lendemain du départ de la Mission des Nations unies pour l'appui à la Justice en Haïti (MINUJUSTH).

24 heures après la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU créant le Bureau intégré des Nations unies en Haïti (à partir du 16 octobre 2019, en remplacement de la mission des Nations unies pour l’appui à la justice en Haïti (MINUJUSTH), des acteurs politiques et de la société civile élèvent la voix pour dénoncer cette nouvelle mission onusienne en Haïti.

Le secrétaire général du parti Pitit Dessalines, Jean-Charles Moïse, s’insurge contre le BINUH estimant que le pays n’a pas besoin de cette nouvelle mission dont l’une des principales missions consiste à aider le gouvernement haïtien à réaliser des élections crédibles et transparentes.

Jean-Charles Moïse fait remarquer que la présence de la Minustah n’avait pas empêché les contestations électorales enregistrées ces dernières années dans le pays. L’ancien candidat à la présidentielle de 2015 invoque également l’échec, selon lui, des missions onusiennes dans le renforcement de la PNH et de la justice.

Jean-Charles Moïse annonce une manifestation le jour de l’arrivée de cette mission civile pour dire non à la présence des nations unies dans le pays.

Le pasteur Lemète Zéphyr, lui non plus, ne voit pas d’un bon œil l’arrivée de cette nouvelle mission des Nations unies en Haïti. « La solution au problème du pays ne découlera pas de ces missions des Nations unies et de l’OEA », martèle le responsable de la commission éthique de la fédération protestante d’Haïti.

Lemète Zéphyr en appelle à la fin de la lutte fratricide pour le pouvoir afin de dégager un leadership collectif pour prendre en main le destin du pays. 

Même réaction du côté d’Antonal Mortimé qui estime que les missions des nations unies ne font que changer de nom.

Le défenseur des droits humains pense que la création de cette nouvelle mission par le Conseil de sécurité sous-entend que l’ONU est très préoccupée par ce qui se passe en Haïti. Antonal Mortimé qui dit ne s’attendre à grand-chose du BINUH plaide de préférence en faveur du renforcement des institutions républicaines pour mettre un terme à la présence onusienne dans le pays.

Dans la résolution créant le BINUH adoptée par 13 voix en faveur et deux abstentions (Chine et République dominicaine), les membres du Conseil appellent le Secrétaire général à mettre en place pour une période initiale de 12 mois ce Bureau intégré dirigé par un Représentant spécial.

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