Dimanche 18 Août, 2019

Delva rejette les soupçons contre lui et dénonce le rapport de la DCPJ

Garcia Delva, sénateur de la République/ Photo: Page Facebook du sénateur

Garcia Delva, sénateur de la République/ Photo: Page Facebook du sénateur

Le sénateur Garcia Delva, pointé du doigt dans un rapport de police sur une affaire de kidnapping avec le puissant chef de gang Arnel Joseph, est intervenu ce matin sur Vision 2000. Le parlementaire rejette les soupçons contre lui et qualifie de « politique » le rapport de la DCPJ.

Répondant calmement aux questions du journaliste Valéry Numa à l’émission "Invité du jour" ce vendredi 2 août 2019, le sénateur Garcia Delva a rejeté d’un coup de balai les soupçons prononcés contre lui dans le rapport de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ). Il qualifie de « politique » le document et dénonce le fait que certains éléments n’y ont pas été pris en compte.

Il questionne également le fait que le rapport de la police soit venu au Parlement avant même d’aller devant la justice.

Sa version de l’histoire qui occupe l'actualité depuis deux jours. Delva raconte que de retour d’un voyage, en mars 2019, il a été approché par sa voisine qui est la femme de Jean Neel Michel, homme d’affaires kidnappé par Arnel Joseph. Elle lui a alors informé, dit-il, que les ravisseurs exigeaient la somme de 200 mille dollars pour libérer son mari ainsi que deux hommes enlevés avec lui.

Le sénateur rapporte avoir « prêté un million de gourdes à la dame » venue lui demander son aide. Somme qui lui a été rendue environ quatre à cinq jours après la libération des trois kidnappés, selon Delva qui s’interroge sur l’absence de cet élément d’information dans le rapport produit sur ce cas de kidnapping.

Mais pourquoi le parlementaire n’avait-il pas parlé à la police sur ce qui est arrivé ? « La dame est venue me voir, moi », souligne Delva qui rappelle par ailleurs que depuis le retour du puissant Arnel Joseph dans la commune de Marchand Dessalines, « la police et la justice avaient fermé leurs portes ». Ce qui, dit-il, lui avait contraint d’être en contact avec le caïd qu’il tentait de moraliser sur ses agissements.

« Je n’avais jamais été en contact avec Arnel Joseph avant son retour à Marchand Dessalines », indique Garcia Delva qui met en défi quiconque, y compris les compagnies téléphoniques, qui serait en mesure de prouver le contraire. « Je n’ai jamais eu de rapports privilégiés avec Arnel », insiste le chanteur de Mass Compas accusé d'avoir parlé, rien qu'en février, au moins 24 fois au téléphone avec le chef de gang.

Si les controverses provoquées par les révélations sur son compte lui ont poussé à quitter le 1er août son siège de Vice-Questeur du Sénat en attendant que lumière soit faite sur l’affaire, Garcia Delva garde néanmoins sa fonction de sénateur et il assure qu’il prendra bel et bien part à la prochaine séance du grand corps.

Il se dit par ailleurs disponible et disposé à honorer toute invitation d'un juge d'instruction sur ce dossier. « J'ai la conscience claire et tranquille », a-t-il conclu. 

Raoul Junior Lorfils

 

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