Mardi 28 Janvier, 2020

La Cour des comptes dit « NON » au projet de délocalisation du Sénat

Le président du Sénat de la République, Carl Murat Cantave. Photo archives: Page Facebook/Sénateur CMC.

Le président du Sénat de la République, Carl Murat Cantave. Photo archives: Page Facebook/Sénateur CMC.

La Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif (CSC-CA), n’a pas approuvé le projet de relocalisation des bureaux administratifs du Sénat. Ce projet de contrat annoncé fin novembre dernier, a été soumis par le président du grand corps, Carl Murat Cantave, avec comme motif « la dégradation de l’insécurité au bas de la ville ».

C’est le sénateur Carl Murat Cantave qui a lui-même annoncé la nouvelle, jeudi 12 décembre. Son projet de contrat de délocalisation de trois (3) bureaux administratifs du Sénat, ne sera pas exécuté. La Cour des comptes a placé son mot. La proposition du président du grand corps n’a pas obtenu l’avis favorable du tribunal administratif, qui décide des faisabilités ou non d’un projet de l’Etat. Ces bureaux ne seront pas relocalisés vers l’Hôtel Kinam à Pétion-ville comme prévu, ils vont rester au Bicentenaire jusqu’à nouvel ordre.

« J’avais envisagé ce projet, dans le seul but de protéger les sénateurs et les 800 employés du Sénat, pendant une période de 2 mois », a réagi Carl Murat Cantave, lors d’une entrevue accordée à Radio Vision 2000. Il souligne « qu’il ne s’agissait pas d’un scandale, comme le veulent faire croire certains ». L’élu de l’Artibonite affirme vouloir déplacer ces bureaux, dans le but de recevoir des officiels et des diplomates étrangers.

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A en croire le président du Sénat, « il y a eu une campagne de manipulation autour de ce dossier ». « Un très haut placé de la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratifs voulant salir mon image, a fuité l’information à un journaliste », a dénoncé Carl Murat Cantave.

Se montrant préoccupé par rapport à l’insécurité grandissante qui bat son plein le long du boulevard Harry Truman au Bicentenaire, le président du grand corps ne cesse de défendre sa proposition. Le sénateur qui dénonce « un matraquage » dans cette affaire, rappelle que plusieurs institutions publiques parmi elles, la Primature et l’UDMO ont déjà quitté le bas de la ville.

La questure, la présidence et l’administration, sont les trois (3) bureaux qui devaient être relocalisés dans le cadre de ce projet de contrat, soumis fin novembre dernier par le [résident du Sénat, à la Cour supérieure des comptes. Ce projet devait coûter à l’Etat haïtien, 15 mille dollars américains. Selon ce qu’avait expliqué Carl Murat Cantave, 7 mille 500 dollars de ce montant, avaient déjà été déposés à titre de dépôt de fonds de garantie, pour consolider la décision.

 

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