Lundi 22 Juillet, 2019

De nouvelles mesures présentées dans le système d'adoption en Haiti

De nouvelles mesures présentées dans le système d'adoption en Haiti. Photo:MC

De nouvelles mesures présentées dans le système d'adoption en Haiti. Photo:MC

Des changements importants sont en train d’être effectués dans le système d’adoption en Haïti pour assurer la protection de l’enfance, selon ce qu’a fait savoir Arielle Jeanty Villedrouin, directrice de l'Institut du bien-être et la recherche sociale (IBERS).

De strictes mesures sont déjà prises afin de compliquer la tâche aux trafiquants qui trouvaient en Haïti un terrain d’exploitation facile à leur commerce. En plus d’être âgés entre 30 et 50 ans, les parents qui comptent adopter un enfant doivent former un couple hétérosexuels vivant ensemble depuis au moins 5 années.  

L’enfant devra passer deux mois afin de se familiariser avec ses nouveaux parents. Mais, cela ne compose que la toute dernière étape.

Bien avant, le couple désirant d’adopter un enfant doit présenter une pièce délivrée par les autorités de son pays pour justifier sa bonne réputation. L’IBERS se chargera de suivre toutes les étapes à la loupe, mais un jugement sera toutefois prononcé par un juge à la fin de ses constatations pour attester l’authenticité des documents.

Les parents biologiques auront, ensuite, un mois pour se retracter de leur décision. L’IBERS sera disponible pour une surveillance post-adoption au cours des huit prochaines années, d’après les informations de Prensa Latina.

 Pour Arielle Jeanty Villedrouin la situation de la protection de l’enfant est une question transversale et concerne tous les acteurs sociaux. Réagissant à l’émission Point par Point animée par le journaliste Kendi Zidor, elle a affirmé que la pauvreté ne doit pas constituer la seule raison d’adopter un enfant.

Elle estime cependant que beaucoup d’efforts restent à faire surtout avec l’augmentation vertigineuse des enfants à travers les rues de la capitale. « Plusieurs cas d'enfants des rues ont révélé qu'ils ne sont pas de Port-au-Prince », a-t-elle révélé au journal cubain.

En prélude a la journée nationale de l’enfant qui sera fêtée le 10 mai prochain, elle appelle tous les secteurs de la communauté à se mobiliser contre ce phénomène. « La rue n’est pas pour les enfants », estime Mme Villedrouin.

Avant le tremblement de terre, il existait au moins 380 000 enfants orphelins vivant dans les rues de Port-au-Prince et plus de 3,8 millions en extrême pauvreté. Des chiffres que le séisme du 12 janvier 2010 ont fait augmenter a plus d’un million selon les chiffres de l’ONU.   

  

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