Lundi 19 Août, 2019

De jeunes écoliers exigent la reconstruction du Lycée Daniel Fignolé

Ils étaient des centaines de lycéens à exprimer leurs frustrations, ce vendredi matin, dans certaines rues de Port-au-Prince

Ils étaient des centaines de lycéens à exprimer leurs frustrations, ce vendredi matin, dans certaines rues de Port-au-Prince

Ce vendredi 12 octobre, plusieurs jeunes écoliers issus de divers établissements publics ont foulé le macadam et investi quelques rues du centre-ville pour exiger : la lumière autour de l’utilisation des fonds petrocaribe et les frais 1,50 $ de transferts de la diaspora, la reconstruction du lycée Daniel Fignolé et la présence des professeurs dans les heures de cours ». Ils étaient des centaines de lycéens à exprimer leurs frustrations.

La circulation était perturbée dans plusieurs zones de la capitale. Réunis en masse sur la cour de l’ancien local du ministère de l'Éducation nationale, ils ont défilé à travers les rues de la capitale en scandant, les voix sanglotées, « Bare vòlè », faisant allusion à tous ceux épinglés dans le rapport sur la gestion des fonds de petrocaribe.

« Nous, élèves du lycée Daniel Fignolé, occupons le béton pour dire aux autorités que ce n’est pas parce qu’on vient de familles pauvres […] qu’on doit nous traiter comme des bêtes », se lamente un jeune adolescent, très remonté contre la corruption qui gangrène le pays.

« L’argent -provenant des fonds petrocaribe- aurait pu servir à l’éducation, à reconstruire les lycées détruits. Nous, on n’est pas là pour exiger l’arrestation de quiconque, mais plutôt pour demander à la justice de faire la lumière sur ces fonds dilapidés », lance-t-il.

Recevez gratuitement les dernières nouvelles d'Haïti et d'ailleurs directement sur votre téléphone en téléchargeant l'App de Loop News :