Samedi 20 Juillet, 2019

Dans une semaine, la Nouvelle-Calédonie choisit la France ou l'indépendance

174.154 électeurs sont appelés à se prononcer

174.154 électeurs sont appelés à se prononcer

"Voulez-vous que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante ?": c'est la question à laquelle vont répondre dans une semaine une partie des habitants du Caillou dans un référendum historique qui les divise.

Trois affiches prônent le non, celles des partis loyalistes Calédonie ensemble (droite modérée), le Rassemblement LR et les Républicains calédoniens. En face, les deux courants du FLNKS (Union calédonienne et Union nationale pour l'indépendance) appellent au oui.

Ce dernier s'avoue partagé, entre le combat des Kanak qu'il juge "logique", et son attachement à la France. "Mon cœur vote du côté kanak, mais ma tête me dit de rester Français", image-t-il, pas certain d'aller voter.

Militant indépendantiste de la première heure, Jacques Nyiteij, ancien officier de Marine, est lui convaincu qu'il faut rompre avec la France, "dernier pays colonisateur". "Je ne me sens pas Français, je ne suis pas contre le peuple français, mais contre son système colonial."

- Inégalités criantes -

174.154 électeurs sont appelés à se prononcer, car ils remplissent les conditions nécessaires pour figurer sur la liste électorale spéciale pour la consultation (LESC), dont la principale est la justification d'une résidence continue dans l'archipel depuis au moins le 31 décembre 1994.

En face du marché, dans le jardin du Mwaka, une imposante sculpture kanak, un groupe de sans abris kanak cassent la croûte avec les invendus du marché. En dépit de trente années de rééquilibrage économique et social en faveur du peuple premier de Nouvelle-Calédonie, les inégalités restent criantes dans cet archipel.

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