Samedi 7 Décembre, 2019

Le CSPJ appelle Jovenel Moïse à assumer ses responsabilités

© HECTOR RETAMAL/AFP Jovenel Moïse, lors de son investiture au Palais national, le 7 février 2017 à Port-au-Prince.

© HECTOR RETAMAL/AFP Jovenel Moïse, lors de son investiture au Palais national, le 7 février 2017 à Port-au-Prince.

Silencieux depuis la dégradation de la situation politique et socio-économique du pays ayant suivi notamment la publication du rapport de la cour supérieure des comptes et du contentieux administratif sur l’utilisation des fonds Pétrocaribe, le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ) sort de son mutisme pour déplorer le climat d’agitation sociale à laquelle le pays en proie.

Le CSPJ se dit conscient que la persistance du climat d’agitation socio-politique peut mettre en péril la souveraineté du pays et les acquis démocratiques. Pour éviter d’arriver à cette situation, le CSPJ dit croire qu’il est donc indispensable que soient rétablies au plus vite les conditions favorables au retour de la paix, de la stabilité en vue de favoriser le développement économique et social du pays.

Face à la crise actuelle, le représentant du pouvoir judiciaire rappelle le président de la République l’obligation qui lui est faite par la loi-mère du pays en son article 136 de garantir la bonne marche des institutions. En ce sens, Jovenel Moïse se doit de faire une analyse profonde de la gravité de la situation et d’en tirer les conclusions qui s’imposent dans l’intérêt supérieur de la nation, lit-on dans ce communiqué au bas duquel le président du CSPJ également président de la cour de cassation René Sylvestres n’a pas apposé sa signature.

Pour les six(6) des sept (7) conseillers signataires de la note, la solution durable à la crise actuelle passera obligatoirement pour l’avènement d’un nouvel ordre moral et de justice qui sera capable de prévenir et sanctionner la corruption  dans toutes ses dimensions. Justement, les principales  revendications des protestataires qui gagnent le bitume sont la démission et le jugement du président de la République Jovenel Moïse soupçonné de corruption.

Le CSPJ appelle tous les pouvoirs constitutifs de l’Etat, les secteurs de la vie nationale à reconnaitre l’impératif de la lutte contre la corruption. Il les invite donc à déclarer la guerre  à la dégradation de la morale sociale.

Recap de la manifestation du 9 juin organisée à Port-au-Prince et dans d'autres villes de province pour réclamer le départ du chef de l'Etat.

 

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