Mardi 22 Janvier, 2019

Cris racistes en Italie: l'Inter Milan sanctionnée

Le défenseur sénégalais de Naples Kalidou Koulibaly (d) sort du terrain après un carton rouge lors du match contre l'Inter Milan en Serie A à San Siro, le 26 décembre 2018 Photo Marco BERTORELLO. AFP

Le défenseur sénégalais de Naples Kalidou Koulibaly (d) sort du terrain après un carton rouge lors du match contre l'Inter Milan en Serie A à San Siro, le 26 décembre 2018 Photo Marco BERTORELLO. AFP

Les cris racistes dont a été victime mercredi soir le défenseur franco-sénégalais de Naples Kalidou Koulibaly ont soulevé l'indignation jeudi en Italie et ont entraîné des sanctions rapides et plus sévères qu'à l'accoutumée, avec deux matches à huis clos infligés à l'Inter Milan.

La Juventus Turin avait ainsi simplement écopé de la fermeture d'une tribune pour un match, plus un autre avec sursis, et d'une amende de 10.000 euros, en octobre à la suite de chants racistes visant -déjà- le défenseur de Naples.

Le club milanais a également été sanctionné d'un huis clos partiel concernant le Virage Nord, où sont installés ses principaux groupes de supporters.

Elle précise que Koulibaly sera lui-même suspendu deux matches après son expulsion mercredi. La première journée de suspension est liée à une accumulation de cartons jaunes. La deuxième aux "applaudissements ironiques" qu'il a adressés à l'arbitre.

"C'est pourquoi nous nous sentons en devoir aujourd'hui, une fois de plus, d'affirmer que celui qui ne comprend pas notre histoire (...) n'est pas un des nôtres", ajoute le club milanais.

Koulibaly a été exclu à un quart d'heure de la fin du match. Le score était alors de 0-0 et Naples a finalement perdu 1-0. Après la partie, l'entraîneur du club, Carlo Ancelotti, a déclaré que la suspension du match avait été demandée à trois reprises, sans succès.

Le Ghanéen de Sassuolo Kevin-Prince Boateng, victime en 2013 d'actes racistes alors qu'il évoluait à l'AC Milan, a également témoigné sa sympathie à l'international sénégalais, qui avait déjà essuyé des cris de singe à Rome en février 2016, lors d'un match contre la Lazio.

Lors de la saison 2016-2017, le Ghanéen Sulley Muntari, qui évoluait à Pescara, avait quitté la pelouse de Cagliari après avoir été lui aussi la cible de cris racistes. Cela lui avait valu un deuxième avertissement et une suspension d'un match, finalement annulée en appel.

- Un supporter tué -

Les événements de San Siro ont aussi été condamnés par des responsables politiques et sportifs italiens, comme le maire de Milan Giuseppe Sala (centre-gauche), qui a déclaré avoir eu "honte" et a demandé "pardon" à Koulibaly au nom de sa ville.

L'émotion était d'autant plus forte en Italie que de graves incidents ont également éclaté en dehors du stade mercredi, provoquant la mort jeudi d'un supporter de l'Inter de 35 ans.

Le ministre de l'Intérieur et homme fort du gouvernement, Matteo Salvini, a annoncé qu'il convoquerait en janvier dirigeants et supporters de Serie A et B. "Ce n'est pas possible de mourir pour un match de foot", a-t-il dit, sans mentionner les insultes contre Koulibaly.

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