Lundi 17 Février, 2020

Crimes du passé: le CNJT rend public la stratégie nationale 2019

Page de couverture de la stratégie nationale 2019 sur la justice transitionnelle et les crimes du passé. Capture d'écran/Loop Haïti.

Page de couverture de la stratégie nationale 2019 sur la justice transitionnelle et les crimes du passé. Capture d'écran/Loop Haïti.

Le Comité National pour la Justice Transitionnelle (Cnjt) a rendu public ce lundi 17 décembre, la stratégie nationale 2019 sur la justice transitionnelle et les crimes du passé. Ce document se veut un instrument efficace dans la quête de vérité sur l'impunité. 

Après plus de deux ans de consultation, le Cnjt a enfin présenté la « stratégie nationale 2019 pour la justice transitionnelle et les crimes du passé ». Ce document de 21 pages met l’accent sur les « mécanismes non-judiciaires de la justice transitionnelle, qui offre des formules pour lutter contre les crimes du passé », peut-on lire dans le communiqué qui précède la publication du manuscrit.

Il est à croire que le bien-fondé de cette action vise, principalement, « la recherche de la vérité pour mettre en évidence les violations commises pendant des périodes spécifiques ». L’organise pense que le retour au passé est inextricablement lié à la « lutte contre l’impunité ». Deux faces d’une même médaille.

« La lutte contre l’impunité ne peut pas se faire sans jeter un œil sur le passé pour comprendre l’évolution de notre société et les systèmes abusifs qui ont mené à la situation économique, sociale et politique que nous vivons aujourd’hui », lit-on plus loin, avant d’enfoncer le clou avec la formule qu’il faut « cultiver notre mémoire collective et faire face à notre passé pour mieux préparer notre future ».

Le Comité National pour la Justice Transitionnelle précise que cette stratégie présente des méthodes et activités concrètes autour de trois priorités : le développement des bases de connaissances des organisations locales, le plaidoyer et la sensibilisation, et inscrit son plan d’action dans un « processus à long terme ». Ce n’est pas un plan de travail ni un projet, prévient le comité.

Notons que cette stratégie a été développée après plus de 2 ans de consultations avec des organisations de la société civile s’intéressant à la question de la justice transitionnelle. Les recommandations sont basées sur les questions, commentaires, et débats des membres de la société civile.

Par conséquent, le document est conçu pour « accommoder la réalité et dépend surtout de la participation de la société civile, au lieu de dépendre uniquement de la responsabilité du système judiciaire et des fonctionnaires publiques ».

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